L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

Archive for octobre 2012

Oct/12

28

Google Livres

Google Livres est un rejeton de la grande famille Google et son concept en est simple. Il témoigne de l’expertise du classique Google Recherche affilié à la littérature numérisée.  Ainsi, si pour des besoins de recherche en histoire vous devez solliciter la littérature, et ce, de manière rapide, cet outil offre des capacités intéressantes.

Tout d’abord,  au lancement d’une recherche, l’outil Google peut vous fournir des suggestions pareilles à la recherche classique. Cette disposition permet l’ouverture d’un champ de possibilités connexes. Cette dimension importe surtout quand l’orthographe des termes recherchés varie. Autre avantage de Google Livres, le moteur de recherches vous amène directement à l’extrait affichant l’expression que vous avez utilisée. De cette façon, vous pouvez constater tous les passages du livre où apparaît le sujet de votre recherche. Les mots utilisés pour votre recherche seront en vidéo inversé afin qu’ils soient repérables aisément. De plus, le numéro de la page de l’extrait est indiqué, ce qui permet d’établir une référence bibliographique rapidement. Une suggestion de livres abordant des sujets similaires sera présente en bas de page. Elle prendra la forme de couvertures numérisées. La bibliothèque Google offre la possibilité de télécharger des ouvrages libres de droit (et non libre) compatibles avec les Tablettes iPad, les lecteurs de livres numériques, le Smartphone et, évidemment, votre ordinateur. Les versions numérisées des ouvrages sur Google Livres sont faciles à télécharger. L’opération s’effectue avec une certaine rapidité, ce qui évite la chronophagie classique des téléchargements.  Il faut posséder un compte Google afin de télécharger les formats numérisés. Ces derniers sont habituellement en PDF. Certaines numérisations ne peuvent être visionnées que sur le web. En fait, Google Livres offre trois possibilités d’affichage, soit  l’Affichage du livre entier, s’il appartient au domaine public ou si l’éditeur ou l’auteur en a donné l’autorisation. S’il est du domaine publique, le téléchargement en PDF est possible.  Aussi, il y a l’aperçu limité qui, avec l’accord de l’auteur, donne accès à un nombre limité de pages du livre. Au surcroit, il y a l’affichage d’extraits qui permet d’afficher des informations bibliographiques ainsi que de courts extraits en lien avec les termes de votre recherche. Finalement, certains ouvrages ne possèdent aucun aperçu disponible. Dans cette situation, Google Livres affichera des informations générales sur le livre.

Cependant, il peut arriver qu’il soit impossible de faire des recherches terminologiques dans certains PDF une fois téléchargés. C’est que Google Livres désactive les fonctionnalités permettant d’imprimer, de couper, de copier et d’enregistrer le contenu pour une protection optimale des livres conséquemment à leur politique sur les droits d’auteur. Donc, que d’avoir le PDF n’est pas garant de recherches rapides à l’intérieur du texte! Cette disposition implique l’utilisation de Google Livres en permanence. De ce fait, le chercheur ne peut se priver d’une connexion internet.

Une autre lacune que Google Livres présente à l’occasion en est une de cadrage. En effet, dans certains cas, un décalage peut survenir dans l’extrait sélectionné par le moteur de recherche. Au lieu de tomber directement dessus, les termes de la recherche peuvent en réalité se retrouver sur une autre page ou tout simplement déborder de l’extrait.  Ce problème en est un partiel si l’ouvrage est totalement numérisé et accessible. Il est toujours possible de jeter un regard à l’intérieur du document numérisé pour retrouver l’expression recherchée. Souvent, elle parait à quelques lignes de l’extrait affiché par Google Livres.  Cependant, l’aspect négatif de cette distorsion se fait sentir plus fortement quand l’accès au livre est impossible pour des raisons de droits d’auteur ou, tout simplement parce que l’ouvrage n’est pas numérisé.  Il y a quand même un extrait et le numéro de la page, mais on ne peut rejoindre la page en entier en cliquant sur le numéro de la page. Il faut alors user d’autres bibliothèques numériques ou acheter une version papier de l’ouvrage. Dans ce cas, Google Livres met à votre disposition une liste de revendeurs . Autrement, le chercheur peut acheter une copie numérique de la publication, si tant est qu’elle existe, via Google Play. L’achat, comme le reste du contenu numérique de Google Livres donne le droit de copier l’ouvrage un nombre de fois illimité, pour notre usage personnel et à des fins non commerciales.

En définitive, sans être parfait, Google Livres est quand même un outil performant pour la recherche historique. Ses qualités principales sont une quantité imposante de publications numérisées, la variété des sujets et la rapidité à laquelle on y accède. Ce tout fait de l’outil Google Livres un incontournable pour le chercheur consciencieux.

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Oct/12

25

Zotero

Zotero est un outil de gestion documentaire gratuit disponible sur Internet. Il peut être utilisé comme une « extension » de Firefox ou une application autonome. En novembre 2012, nous sommes actuellement à la version 3.0. Il s’agit d’un outil qui dispose d’un budget de marketing moins grand que les EndNote et Procite. Il est donc moins connu de tous.

Cependant, il gagne à être connu pour les historiens. Il s’agit d’un logiciel libre créé par le Center of History and New Media (CHNM). Ce système de gestion bibliographique a été conçu par des historiens pour des historiens. Il permet de collecter les données, de les classifier et de faire les références à l’intérieur d’un texte.

Il existe quatre manières d’ajouter une référence à Zotero : à l’aide de l’icône qui apparaît au bout de la barre de navigation, l’entrée de saisies manuelles, la récupération des métadonnées d’un fichier PDF ainsi qu’en y inscrivant l’ISBN.

En plus du plugin de Zotero dans Firefox, il est également possible de gérer son compte sur le site de Zotero. Par contre, il faut y entrer les données manuellement. Lorsqu’on utilise le plugin, une synchronisation se fait avec le site web et enregistre toutes les modifications. Ainsi, le site web et le plugin possèdent les mêmes informations. Attention! Assurez-vous que votre mot de passe soit le même que pour entrer sur le site web, sinon la synchronisation ne se fera pas. Ceci a pour avantage d’utiliser Zotero peu importe le lieu où est située la personne. La synchronisation va se faire à la prochaine connexion de Firefox sur votre ordinateur.

Zotero est un outil de gestion bibliographique qui permet d’organiser ses références à l’aide de collections et de sous-collections, d’annotations, par des liens vers des fichiers et bien plus. Pour chaque référence, il est possible d’insérer des notes et des marqueurs. On peut également signaler les liens entre des références par la section « connexe ». Par l’ajout de marqueurs, il est facile d’exécuter une recherche dans Zotero. Il est également possible de sauvegarder sur d’autres supports pour éviter de perdre les références. Zotero permet aussi de sauver du temps, puisqu’il est possible de l’utiliser pour citer les références dans nos travaux que ce soit en notes de bas de page ou dans la bibliographie. Il suffit de déterminer le style désiré. Finalement, il est possible de créer des bibliographies collectives. Plusieurs personnes peuvent gérer les références d’un projet collectif par cet outil.

Pour connaître plus amplement Zotero je vous invite à vous rendre sur ce lien http://www.boiteaoutils.info/2012/06/introduction-zotero-30-nouveau-tutoriel.html pour y découvrir le tutoriel daté du mois de juin. Ce tutoriel fait sur PowerPoint montre les diverses utilisations de Zotero de l’installation à l’exportation de la bibliothèque. À l’aide de Zotero, la bibliographie ne sera plus un fardeau!

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Parmi la multitude de sujets qui intéressent l’historien, les études sur les mangas s’insèrent dans un cadre atypique. Les mangas, aussi appelés bandes dessinées japonaises, connaissent une popularité au Japon dès 1945. Cette littérature de grand public s’adressent principalement aux enfants. Il existe plusieurs catégories de mangas. Les Shonen manga sont les histoires pour les jeunes garçons. Les Shojo manga s’adressent aux jeunes filles et les Seinen manga sont destinés aux adultes. Ce n’est qu’en 1980 que ce champ de recherche est exploré par les historiens. En effet, les mangas comportent de nombreux éléments historiques qui peuvent être analysés.  C’est dans ce contexte que le site web Manga Traders est crée en 2005. Cet outil de recherche gratuit est utile pour les historiens et les amateurs de mangas puisqu’il permet de lire des mangas en ligne gratuitement.

Manga Traders a pour objectif de publier des mangas et de partager ce divertissement populaire, ce qui les rend accessibles à la communauté internaute. Ils peuvent être visionnés en ligne ou même téléchargés par les Internautes. Avant la création de ce site, les mangas étaient dispersés sur le Web, rendant la recherche laborieuse. Un utilisateur possédant le pseudonyme Aftershock décide de mettre en ligne Manga Traders. Il veut rassembler tous les mangas en un seul endroit, y compris les Manhwa de Corée et les Manhuas de Chine. Le site devient rapidement un centre d’échange et de partage d’information pour numériser et publier des mangas.

Il faut cependant noter que les mangas sont uniquement traduits en anglais. Cette lacune peut occasionner des problèmes d’authenticité pour le chercheur. En effet, il existe une communauté d’amateurs de mangas sur Internet. Certains d’entre eux numérisent les chapitres sortis dans les magazines au Japon chaque semaine. À partir de cette numérisation, ils traduisent les textes du Japonais à l’Anglais. C’est cette traduction amateur qui causent des soucis aux historiens, car elle peut comporter des erreurs qu’un traducteur professionnel n’aurait pas fait.

Mis à jour quotidiennement, ce site publie les nouveaux mangas et One Shot manga. Il faut mentionner qu’une liste de mangas mis à l’index est établie afin d’enrayer le téléchargement de mangas pornographiques illégaux (Hentai ). La section Parcourir les mangas (Browse Manga) permet d’avoir un aperçu global du fonctionnement de la recherche des mangas avant d’aller sur l’onglet Recherche (Search). Cette section Recherche renferme un grand nombre de critères de sélection notamment l’auteur, le titre, le résumé, le genre, si la série est terminée ou encore en publication. Les résultats mènent à deux possibilités, soit ceux classés par les séries existantes ou par fichiers téléchargeables disponibles. À cela s’ajoute, un onglet Forums permet d’apporter des suggestions et discuter des dernières séries en vogue. Enfin, une section Support technique (Support) a été mise sur pied afin de répondre aux questions fréquemment posées.

Pour chaque manga choisi, le lecteur a accès aux renseignements essentiels soit, au résumé, aux séries connexes publiées par l’auteur, au genre et l’existence d’un forum de discussion. Il est possible pour le lecteur de sélectionner les tomes ou les chapitres qu’il désire lire en ligne. Pour avoir accès au téléchargement, le visiteur doit créer un compte utilisateur et se connecter. Malheureusement, il est impossible de supprimer le compte. Il faut donc cesser de l’utiliser si nous ne sommes plus intéressés à utiliser le compte. 

Après la lecture du chapitre, le lecteur est invité à répondre à un sondage et de noter le manga sur une échelle de 1 à 10 pour donner un aperçu du succès de la série. Les résultats sont comptabilisés sur un diagramme à bandes verticales et visibles pour les autres lecteurs. Par contre, il est impossible de commenter le manga afin de justifier le vote.

Au final, Manga Traders est un outil de recherche à faire découvrir aux spécialistes du manga, mais aussi aux amateurs de cette littérature populaire nippone. Il présente également l’avantage de regrouper les tomes des séries publiés au Japon, mais qui ne le sont pas encore en Europe ou en Amérique. Les lecteurs peuvent même avoir accès aux séries nippones qui n’auront pas la chance d’être publiées en librairie par manque de popularité occidentale.

Bonne lecture !

Pour en savoir plus :

Ouvrages :

TILLON, Fabien. Culture manga. Paris, Nouveau Monde, 2006, 144 p.

GRAVETT, Paul. Manga : Soixante ans de bande dessinée japonaise. Monaco, Du Rocher, 2005, 176 p.

Site Web :

Brève histoire du manga : Glénat manga (2008). Histoire du manga [site Web]. Consulté le 16 octobre 2012. http://www.glenatmanga.com/histoire-du-manga.asp

Glossaire :

Manga : Littéralement, ce mot signifie : « Images dérisoires ». Ces mots ont été repris pour caractériser la bande dessinée japonaise. [retour]

Shonen : Ce sont des mangas dont les histoires s’adressent aux jeunes garçons. Ces histoires se caractérisent par la présence de scènes d’action. [retour]

Shojo : Ces mangas renferment des histoires s’adressant aux jeunes filles. Ils se caractérisent par la grande quantité de scènes romantiques portée sur les sentiments et les émotions. [retour]

Seinen : Ces mangas s’adressent à un public adulte s’adressant aux hommes et aux femmes. Ces histoires comportent beaucoup plus de violence et sont portés sur l’intrigue. [retour]

Manhwa : Désigne les bandes dessinées coréennes. [retour]

Manhuas : Désigne les bandes dessinées chinoises. [retour]

One Shot : Ce manga se veut être une histoire qui se déroule en un tome. [retour]

Hentai : Ce sont des mangas à caractère pornographiques. Bien qu’ils soient relativement acceptés au Japon suivant des lois très précises, ces derniers sont considérés comme de la pornographie en Amérique. [retour]

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Oct/12

22

Autodesk 3DS max design 2013 VS Google SketchUp pro 8

En constatant la grande quantité d’environnements virtuels qui nous sont proposés à des fins de vulgarisation, on peut se demander si les historiens l’utilise pour autre chose. Et bien oui! L’utilisation du 3D se pratique aussi en histoire pour des fins de recherches. Toutefois, l’historien doit composer avec des outils qui ne sont pas au préalable développés pour lui. De là l’importance de connaître ces différents logiciels et leurs possibilités afin de choisir le plus adapté. Dans ce billet, je comparerai les logiciels Autodesk 3ds Max Design 2013 et Google SketchUp Pro 8.

Considérations monétaires :

Pour faire cette comparaison, j’ai utilisé la version d’essai de 30 jours d’Autodesk qui intègre tout ce que la version complète contient. Autodesk produit également une version pour jeux vidéos et est propriétaire de la suite AutoCAD 3D Map. Comparons tout d’abord le prix. SketchUp Pro se vend 495$ et 3DS,  3 675$. Cette différence donne peut-être l’impression de comparer des pommes et des oranges, mais puisque des « Educational License » existe pour ces deux logiciels, ils sont autant accessibles. 

Survol des fonctionnalités :

Interface:

L’importante différence de prix influe sur les options disponibles. L’interface de 3DS est donc beaucoup plus garnie, mais cependant beaucoup moins intuitive. Effectivement, la prise en mains de SketchUp est simple car elle est réduite à trois options de formes et une pour donner du volume, donc quatre en tout pour créer des formes de bases. Dans 3ds, les options sont trop nombreuse pour tenir à l’intérieur d’une seule barre de menu.

Création de composantes:

Pour ce qui est du fonctionnement général, SketchUp permet de placer des composantes les unes sur les autres sans difficulté. Dans 3DS, il faut connaître les coordonnées des objets sur les axes X,Y et Z. Par conséquent, il faut connaître l’ensemble des données pour bien arrimer chaque composante et avoir au prélable certaine aptitudes de perception spatiale. Il est donc plus difficile de se retrouver lorsque l’on ne place pas les composantes soi-même en place.

Angles de vues:

Ce qui est intéressant dans 3ds est la possibilité d’avoir jusqu’à quatre points de vue différents en même temps si l’on veut placer des composantes manuellement.

Unité

L’avantage le plus remarquable de 3DS sur SketchUp est la possibilité de personnaliser la valeur des unités de mesure en plus d’avoir le système métrique et états-unien ainsi que les propriétés physiques d’éléments comme l’eau. On peut ainsi décider que 1 = 1 pieds français ce qui peut faire économiser du temps de conversion et diminuer les risques d’erreurs.

Textures:

Concernant les textures, la banque de texture est évidemment beaucoup plus grande et contient plus d’options de modification (réflexion de la lumière, grosseur des grains de bois, etc.) que dans SketchUp. Il s’agit en fait d’une fenêtre complète de navigation. Il est donc avantageux d’utiliser au moins deux écrans lorsque l’on travaille avec 3DS pour permettre rapidement ce que les modifications apportent au modèle.

Intérêts pour l’historien :

Qu’est-ce qui en est de l’historien maintenant? D’abord, il faut identifier nos besoins. N’étant ni informaticiens, ni programmeurs, nous n’avons pas tous d’affinité naturelle avec l’informatique et il devient donc moins pertinent d’investir dans un logiciel spécialisé. De plus, il faut se demander si ce que l’on cherche est l’exactitude dans le réalisme de la présentation ou l’exactitude scientifique de ce qui est présenté. Avoir une grande banque de textures d’objet contemporain et d’options de modification deviendrait donc superflu si l’on se place dans l’optique de l’exactitude scientifique. Ensuite, si l’on veut que le maximum de personnes accèdent à notre travail, il faut pouvoir le transférer sur le plus de plateformes possible. 3DS ne permet que de travailler en « .3ds » tandis que SketchUp permet d’importer des modèles dans plusieurs formats différents dont le « .3ds » (dans la version pro uniquement cependant).

En conclusion, après avoir travaillé longtemps sur Google SketchUp Pro 8, touché à AutoCAD 3D Map 2010 et testé Autodesk 3DS Max Design 2013, je crois que la plupart des historiens qui veulent tenter l’expérience du 3D seront comblés par les possibilités et la simplicité d’utilisation de SketchUp.

Pour la différence de rendu graphique, voici la première maison que j’ai terminée avec SketchUp et sa soeur faite sur 3ds à partir des mêmes textures :

maison 3DS Maison SketchUp

Liens utiles:

Voici également des liens vers des tutoriels pour ceux intéressés par 3DS :

http://www.finalclap.com/tuto/cours-3dsmax-1/

http://www.youtube.com/watch?v=qm_zj3iY3u8&feature=relmfu

Pour plus d’informations sur SketchUp, vous pouvez consulter les billets suivants :

http://clioweb.espaceweb.usherbrooke.ca/blogue/?p=453 http://clioweb.espaceweb.usherbrooke.ca/blogue/?p=169

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Oct/12

15

La Corporation Touristique de la Seigneurie des Aulnaies

La Corporation Touristique de la Seigneurie des Aulnaies a créé un site internet en 2001. . Cette vitrine web a entre autres été conçue dans le but de faire connaitre les activités d’interprétation du régime seigneurial de la corporation. En effet, cette organisation, récipiendaire de plusieurs prix touristiques, y fait la promotion de l’ancien domaine seigneurial de la Seigneurie des Aulnaies. Ce centre d’interprétation, dont le domaine est possédé par la municipalité de Saint-Roch-des-Aulnaies depuis 1974-1975, a donc pour mission de « sauvegarder et de mettre en valeur le site patrimonial de la Seigneurie des Aulnaies ». Ce site internet n’a cependant pas comme objectif de nous en apprendre sur la vie seigneuriale. Bien que l’on y retrouve quelques informations pertinentes sur le sujet seigneurial, cet page web veut plutôt nous faire connaitre l’endroit afin d’y attirer les gens intéressés et, une fois sur place, de nous en apprendre sur la vie seigneuriale d’autrefois dans l’ancienne seigneurie des Aulnaies.

De courts textes ainsi que quelques photos du site sont utilisés pour faire la promotion de ses différents attraits. Le site internet offre un petit historique de la seigneurie des Aulnaies, une brève description du manoir seigneurial bâtit entre 1850 et 1853 (soit peu avant l’abolition du régime en 1854), un aperçu du moulin à farine (qui sert d’ailleurs toujours à la confection de farine biologique), en plus de nous parler des anciens jardins et sentiers qui ont été aménagés entre 1852 et 1865 par le dernier seigneur des lieux, Paschal-Amable Dionne.

Les expositions et la programmation d’activités se retrouvent également sur le site internet, de même que le menu du resto-terrasse dans lequel on retrouve des plats nommés en l’honneur de certains acteurs seigneuriaux. Effectivement, les déjeuners du censitaire, de la servante ainsi que l’omelette de l’habitant y sont à l’honneur. Bien entendu, une section indiquant les lieux d’hébergement ainsi que les tarifs et horaires sont également disponible.

Le site internet de la Seigneurie des Aulnaies, bien qu’il n’offre que peu d’information sur le régime seigneurial en soi, remplit tout de même son objectif de nous faire connaitre l’endroit et ses nombreux attraits. Malheureusement, les quelques photos mises sur le site ne semblent pas représenter le domaine de Saint-Roch des Aulnaies à sa juste valeur. Une visite sur les lieux serait donc de mise pour les personnes intéressées à en apprendre plus sur le régime seigneurial.

http://www.laseigneuriedesaulnaies.qc.ca

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Oct/12

10

Redécouvrir SketchUp: un logiciel gratuit et intuitif

Un archéologue m’a fait part d’une vieille question concernant un vestige de la Rome Antique; un devis de construction  inscrit sur une plaque décrivant une porte et ses composantes. Ayant peu de notions en architecture et dessin de bâtiment, mon collègue trace alors le plan, suivant les  inscriptions sur la plaque. (https://www.box.com/s/vd6owjbt74nzhdnz7gmh). Coup de théâtre! Il obtient un résultat différent de l’étude sur l’architecture antique publiée antérieurement.

Qu’est-ce que ce logiciel?

Le but de mon collègue n’était pas de diffuser son dessin. Il n’avait pas vraiment d’intérêt à partager son travail. Cependant, si on recherche des exemples de portes romaines dans l’Antiquité, on voit bien que son dessin peut enrichir les connaissances dans le domaine.

SketchUp 8  serait selon le Monde « l’un des outils de modélisation en 3D les plus populaires au monde, avec plus de 30 millions d’activations rien que durant l’année écoulée ». Sans tambour ni trompette, SketchUp 8 est passé des mains  de Google à Trimble.

Pourquoi utiliser SketchUP?

Car c’est gratuit et facile à utiliser. SketchUp tente même de deviner les formes pendant la création d’une maquette. Un bémol par contre, les formes comme un dôme peuvent enrager le dessinateur autodidacte.

Comment faire alors?

Il faut expérimenter l’interface du logiciel et au besoin se référer aux nombreuses ressources en ligne. Des tutoriels sont disponible sur YouTube et il est possible de trouver des objets ou structures déjà construits sur Trimble 3D Warehouse.

Quelle est l’utilité de SketchUp pour la communauté historienne?

On peut simuler, reconstruire et interagir avec l’environnement. Il est même possible d’arrimer ce logiciel avec Goggle Earth. De plus, il est toujours intéressant de partager ses œuvres, surtout après y avoir mis autant d’énergie!

Pour terminer, voici un exemple  incluant un plan SketchUp, une annexe goggle Earth et une photographie du site:

http://sketchup.google.com/3dwarehouse/details?mid=d002c678e2381b4fefe6e8085e5e68bb&prevstart=0


Etienne

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