L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

Archive for décembre 2010

déc/10

28

Qui a inventé quoi?

Pour ma dernière entrée mensuelle, je me suis laissé séduire par un petit site sans prétention : whoinvented.org. Ce site, qui utilise efficacement le système de gestion de contenu libre WordPress, tente de répondre à une question très simple : « qui a inventé ceci? ». On trouve une réponse pour les objets les plus anodins de la vie quotidienne comme pour les grandes inventions qui ont marqué l’histoire de l’humanité. Présenté sous forme de blogue, le site affiche les derniers articles écrits en page d’accueil. Les inventions sont aussi répertoriées en une douzaine de catégories. Un moteur de recherche permet aussi de se faire diriger exactement au bon endroit.

Quel est l’intérêt pour les historiens? Le même que pour tout le monde : la simple curiosité. On ne peut attendre davantage du site puisque les sources ne sont pas indiquées. Il est possible que ce qui y est écrit provienne directement de Wikipédia. Heureusement, chaque article présente une section « commentaires ». On peut alors poser nos questions, demander plus d’informations ou bien avoir les sources. Par exemple, une des entrées a été ajustée par un utilisateur. Celui-ci a souligné une erreur technique dans le fonctionnement d’un mécanisme, soit le moteur diésel. Quelques heures après, l’article était corrigé. Sans être aussi performant qu’un wiki pour la rédaction commune, le système peut déboucher sur quelque chose d’intéressant.

Le site en soi présente une très belle apparence et il est bien construit. Les couleurs et les graphiques dynamisent le site tout en lui donnant un aspect jeune. La publicité est très bien intégrée, au point de ne pas la voir du tout! Les articles sont courts et vont droit au but. Le manque de sources demeure la plus grande lacune. Les inventions choisies sont intéressantes, mais il en manque beaucoup. Le site est assez récent et on espère qu’il continuera de se développer.  Une section permet d’ailleurs de suggérer la prochaine invention à traiter. Ainsi, plus le site devient populaire, plus on peut espérer de mises à jour. Qui sait, peut-être qu’un jour ce site deviendra une référence sur le web?

http://whoinvented.org/

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déc/10

13

WHC Unesco

Je n’aurai trouvé mon site à évaluer du premier coup qu’une seule fois, soit la première avec le site de  Stephen High de l’Université Concordia. Les trois autres fois seront bien déchirantes et je ne serai jamais capable de choisir facilement de quel site vous entretenir.

Aujourd’hui je choisi de vous parler du site du World Heritage Convention de l’Unesco. Au cours du bacc, j’ai fait une recherche sur un site historique argentin qui est inscrit sur la liste de l’Unesco, la Quebrada de Humahuaca. C’était dans le cadre d’un cours sur l’ONU avec Pierre Binette pour professeur. Comme il s’agissait d’un cours de relations internationales, la plupart des étudiants intéressés à travailler sur l’Unesco l’ont fait en lien avec les politiques d’éducation. Personnellement ce qui m’intriguait, c’était le fonctionnement de la Convention du patrimoine mondial.

Le site de l’Unesco sur le patrimoine mondial est rempli d’informations sur tous les sites classés Unesco, que ça soit patrimoine de l’humanité ou patrimoine naturel. Une carte interractive Google permet de voir tous les sites de la planète et d’en obtenir des informations concises à prime abord et plus concentrées en cliquant sur le lien d’un site en particulier. J’ai choisi un site au hasard sur la carte, sans consulter la légende des points (pour identifier les sites historiques, les sites naturels ou les sites mixtes) et je suis tombé sur le Plateau de Putorana en Russie. Le coup d’oeil en vaut la peine.

Le site offre toutes les informations pertinentes sur les critères d’admissibilité d’un site, les démarches à suivre et surtout, la valeur de chaque site qui a été promu dans la liste. Ce qui est bien du site de l’Unesco et de tous les sites relatifs à l’ONU, c’est la quantité de données disponibles. C’est dire que pour notre bénéfice, l’ONU investi plus dans l’entretien de ses sites Internet que dans la rénovation de son siège à New York.

Pour l’historien étudiant le patrimoine protégé ou pour celui s’interrogeant sur les possibilités d’inscription d’un site historique, le site de WHC Unesco est très complet. S’assurant la diffusion d’ouvrages relatifs à la conservation et d’informations complètes sur les sites protégés ou en nominations, le site de WHC de l’Unesco m’apparait irréprochable.

Le site de WHC Unesco est un très beau site, simple à naviguer et complet dans son contenu. La carte interractive vaut le déplacement pour le touriste qui sommeille en chacun de nous.

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Comme le mois passé j’ai choisi un site à vous présenter, j’ai commencé à écrire à son sujet et j’ai changé d’avis. Cette fois c’était parce que le site en question ne portait aucune preuve de mise à jour depuis 2005 (http://www.innuaitun.com/), ce que je trouvais plutôt paresseux. J’ai continué mes recherches et suis tombé sur un site nommé Innu Nation (http://www.innu.ca/), un charmant site sur les communautés innues du Labrador. J’ai tout de même choisi un autre site que ce dernier me proposait : Tipatshimuna (http://www.tipatshimuna.ca/), qui porte sur le patrimoine et les traditions des Innus.

Le site Tipatshimuna fait partie des expositions virtuelles de Musée virtuel du Canada. Il offre un résumé de l’histoire du peuple innu, des cartes interactives, des photographies d’archives et d’artéfacts, il y a même une page bibliographique où les ouvrages utilisés pour l’élaboration du site sont recensés. Une des pages du site est consacrée à des itinéraires innus dans les terres reculés.

L’intérêt pour un historien est assez limité. Le site offre des informations plutôt simples et n’arrivera pas à satisfaire le chercheur. La seule chose réellement intéressante et qui a été mentionné plus tôt, c’est l’existence d’une bibliographie contenant des sources et des ouvrages de références. Si toutefois nous gardons en tête que le site fait partie des musées virtuelles du Canada, c’est qu’il a été créé en fonction d’un public cible bien large, exluant les chercheurs et chercheuses universitaires.

Sur le plan du contenu, le site est de toute évidence construit et écrit par des gens qui ont à coeur la valorisation de la vertue et des valeurs des Innus. On trouve donc des phrases comme : «Les Innus ont sûrement d’importants défis à relever mais ils ont connu de nombreuses difficultés dans le passé et ont prouvé qu’ils ne se laissent pas abattre» (sic).

Sur le plan technique, certains liens proposés dans la bibliographie devraient être renouvellés ou vérifiés parce qu’ils ne semblent pas tous remplir leurs rôles initiaux. D’autres liens devant renvoyer aux références directes des réserves sur le site des affaires indiennes et du Nord du Canada, ne remplissent plus leurs tâches, non plus.

En conclusion, même si le site n’était pas aussi riche qu’il ne le semblait au premier regard, il était plus pertinent pour moi de l’analyser étant donné qu’il couvrait l’ensemble des populations innues du Québec, allant du Lac-St-Jean au Labrador. Maintenant, y a-t-il place à renouvellement de la présentation de ce groupe autochtone? Je répondrais sans hésitation que oui. Un site qui s’est développé en 2004-2005 (http://www.innuaitun.com/), un autre qui ne concerne que les communautés du Labrador et aucun que je n’ais pu trouver sur les communautés de la Côte-Nord exclusivement, montre qu’il y a manque à combler. Un site comme cela permettrait de communiquer plus facilement avec une communauté innue en particulier et d’en connaître les ressources au bout de quelques clics.

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Pour mon entrée mensuelle au blogue, j’ai décidé de vous parler d’un site web créé pour accompagner l’émission J’ai la mémoire qui tourne diffusée sur la chaine Historia. Cette série en quatre épisodes, qui en est à sa deuxième saison, présente un habile montage de films de familles québécoises de différentes époques. En fait, l’accent est plutôt mis sur les premières années de la caméra amateur, soit entre 1930 et 1970. Puisque pour la plus large partie de la période concernée la nouvelle technologie ne permettait pas d’enregistrer le son, les producteurs ajoutent de la musique d’époque pour accompagner les images. Les films sont montés en différents épisodes d’une heure sous une même thématique, par exemple Le printemps ou Le monde.

Arrivé sur le site, on réalise rapidement que celui-ci est bien plus qu’un simple accompagnement du plat principal. Il est très bien organisé, facile à naviguer et agréable à regarder. Les épisodes, qu’on peut visionner sur le site lui-même, ne sont qu’une des composantes de l’ensemble. En plus de ceux-ci, on y retrouve une soixantaine de « webépisodes ». Regroupés en thématiques plus précises, ces montages de quelques minutes sont tout aussi intéressants. En fait, ces « webépisodes » traitent de sujets plus spécifiques qui nous aident à trouver plus rapidement une bande qui nous intéresse. J’ai la mémoire qui tourne, c’est aussi une grande collection de films de familles. Au total, 8500 séquences numérisées de longueurs variables qui sont rassemblées en différentes sections; et il est toujours possible d’en rajouter puisqu’Historia invite les gens à faire parvenir leurs films. En plus de quelques thématiques, comme « Québec », « Noël » ou encore « hockey », on peut parcourir la banque numérique sous les rubriques du « Qui », du « Quoi », du « Ou » et du « Quand ».

Le site contient aussi un blogue qui rassemble les commentaires de leurs « historiens ». Au nombre de sept, ces chroniqueurs, qui pour la plupart n’ont pas de formations en histoire, commentent certains extraits en soulignant davantage le côté historique ou en rappelant le contexte de l’époque. Certes, le site de J’ai la mémoire qui tourne est divertissant est bien fait. Mais il est limité quant à son utilité pour les historiens. D’abord, le texte identifiant les vidéo ne décrit que son contenu. Ainsi, on ne peut associer ni lieu ni personne aux films. Les rubriques et thématiques des séquences sont insuffisantes pour permettre une recherche efficace. D’ailleurs, le moteur de recherche se base sur ces descriptions. Donc, le site est difficile à utiliser pour de la recherche, mais il est très pertinent au niveau pédagogique. Le site contient d’ailleurs une section pour les professeurs. Différents montages de longueurs substantielles ont été réalisés pour les élèves du secondaire et du primaire. Quelle bonne idée!

http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/accueil

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