L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

CAT | Bibliothèque numérique

Serendip-o-matic est un outil de recherche développé pendant l’été 2013 par le Roy Rosenzweig Center for History and New Media, et dont le nom fait référence au terme serendipity, qui désigne le fait de faire par hasard une découverte en cherchant autre chose. L’outil a été développé par une douzaine de chercheurs, étudiants, bibliothécaires et professionnels du milieu muséal.

Le concept est assez simple : il s’agit d’insérer du texte dans le champ de recherche – texte d’un article, citation, article Wikipedia, etc. – ou même de se connecter à sa bibliothèque Zotero, et Serendip-o-matic extrait des mots clés afin de suggérer des documents qui pourraient être en lien avec vos intérêts de recherche. Les sources proposées, documents textuels, cartes, photographies, etc., proviennent de plusieurs banques de données contenant chacune plusieurs millions de documents : Digital Public Library of America, Europeana et Flickr Commons.

Le principal intérêt de cet outil, comme le mentionnent ses créateurs, est de permettre de jeter un nouveau coup d’œil sur son sujet de recherche. Il faut garder à l’esprit que le but de cet outil n’est pas de produire des résultats exhaustifs, mais pour les plus curieux et les plus patients, il peut permettre de faire des découvertes surprenantes.

Après plusieurs tentatives, au moment où je m’apprêtais à conclure que cet outil n’était pas très utile, j’ai finalement été interpellée par une photo qui, après une suite de clics, m’a mise sur une piste pour ma recherche de maîtrise. Je dirais que pour obtenir des résultats intéressants avec Serendip-o-matic, le chercheur doit être flexible et se mettre dans un état d’esprit particulier. Il ne faut pas utiliser cet outil avec des œillères.

Néanmoins, même dans un état d’esprit favorable à la sérendipité, certaines caractéristiques de cet outil limitent les résultats que l’on peut obtenir. D’abord, il est conçu pour être utilisé en anglais. Il fonctionne malgré tout lorsque le texte est entré en français dans le champ de recherche, mais bizarrement, lorsque l’on utilise l’option de faire une recherche avec les données de notre compte Zotero, les mots clés sélectionnés par l’outil se voient amputés de leurs lettres accentuées (Québec devient Qubec…). On devine que cette option est plus utile à ceux dont la bibliothèque compte surtout des ouvrages en anglais. Par ailleurs, bien que les banques de données utilisées contiennent des documents d’organismes de partout à travers le monde, il demeure que ce sont surtout des organismes étatsuniens ou européens (Le Musée McCord collabore à Flickr Commons, mais il s’agit d’une des seules institutions canadiennes, selon mes observations. Les institution asiatiques, africaines ou sud-américaines sont très peu représentées.). Finalement, ceux qui s’intéressent au respect de leur vie privée seront contents d’apprendre que Serendip-o-matic n’enregistre ni les requêtes, ni les résultats. Il permet par contre à ceux qui voudraient sauvegarder leurs résultats de recherche de générer une liste des résultats avec des hyperliens.

Pour faire un test, et peut-être des trouvailles, c’est par ici.

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déc/09

19

Bibliothèque numérique mondiale

Lancée officiellement en avril 2009, la Bibliothèque numérique mondiale est une initiative de la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis et de l’UNESCO et regroupe plusieurs partenaires à travers les pays membres de cette organisation. Cette bibliothèque virtuelle comporte actuellement une collection de 1215 artéfacts pouvant être consultés directement en ligne. Ces artéfacts sont également téléchargeables en format PDF et TIFF selon s’il s’agit d’un document écrit ou d’un document iconographique. Disponible en sept langues, la navigation du site est attrayante avec une carte du monde sur la page d’accueil nous invitant à consulter les objets provenant des différents continents. Il est possible de rechercher des objets par lieu, par période, par thème, par type et par institution (partenaire). Un tutoriel détaillé explique clairement aux utilisateurs comment naviguer sur le site.

Les contenus sont facilement accessibles au grand public, mais sont aussi utiles pour les historiens et les étudiants. En effet, tous les documents sont des sources primaires uniquement et sont téléchargeables dans une excellente qualité numérique. Ils proviennent de toutes les époques et de tous les continents. Il s’agit ici d’un bel effort de conservation. L’accessibilité et la navigation demeurent la plus grande qualité de ce site. Une description incluant le contexte de production accompagne chaque artéfact. La sélection d’objets peut sembler toutefois un peu disparate. Elle se veut un regroupement « d’[…] informations de grande importance, culturellement parlant, sur tous les pays membres de l’UNESCO ». Ce critère élargit beaucoup le choix des éléments à publier sur le site. Il est à noter que les éléments sur le Canada proviennent tous de bibliothèques américaines… On peut se poser la question à savoir si tous les pays membres participent eux-mêmes à la sélection de leurs documents.

Néanmoins, ce site vaut le détour. Il offre une vue globale de l’histoire et de la culture d’une centaine de pays et présente gratuitement des documents téléchargeables numérisés de grande qualité.

Adresse : http://www.wdl.org/fr/

Julie

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Pour favoriser l’accessibilité aux archives, beaucoup de bibliothèques numériques nous offrent un large éventail d’archives en ligne. Des bibliothèques comme Gallica ou BAnQ mettent à la disposition des usagers de nombreux documents d’archives qui sont faciles à visualiser sur Internet.
Dernièrement, je suis tombée sur le site Réseau francophone des bibliothèques numériques. Le RFBNN a été créé en 2006, à Paris, par les bibliothèques nationales de la Belgique, de la France, du Canada, du Québec, du Luxembourg et de la Suisse. Par la suite, la bibliothèque d’Alexandrie a rejoint le groupe. Aujourd’hui, nous retrouvons des archives de ces pays, mais aussi du Cambodge, d’Haïti, du Madagascar, du Maroc et de la Tunisie. Sur le RFBNN, nous retrouvons cinq types de documents : des Journaux, des Revues, des Livres, des Cartes et Plans, ainsi que des Archives.
Les catégories Archives, Cartes et Plans et Livres ne disposent pas d’un très grand nombre d’archives. Par exemple, dans la catégorie des Cartes et Plans, nous retrouvons seulement des cartes du Canada et du Québec. La section Revues comporte un peu plus de documents d’archives. C’est notamment la section Québec qui est la plus fournie. Nous y retrouvons notamment des revues comme L’action nationale (1933-2005), revue à saveur politique et Le passe-temps (1895-1949), revue musicale.
Je dirais que la section la plus intéressante et la plus documentée est la section journaux. Dans cette section, plusieurs journaux de plusieurs pays y sont présents comme la Belgique, Haïti, la Tunisie et le Madagascar. Pour le Québec, il y a 9 journaux disponibles, dont La Minerve, Le petit journal ou Le Canadien. Plusieurs numéros de ces journaux sont disponibles.
Le fait que le site regroupe diverses bibliothèques nationales rend la recherche beaucoup plus efficace et facile. Par contre, pour l’instant, le site est incomplet. Il est évident que s’il continue à se développer, il pourrait devenir un site très pratique.

Adresse du site: http://www.rfbnn.org/search
Sur ce, merci et joyeuse fêtes!

Josianne

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Ouvert depuis 1993, le United States Holocaust Memorial Museum de Washington D.C. présente sur son site Web des données complètes et diversifiées sur l’Holocauste, mais également sur la prévention actuelle des génocides. L’organisme qualifie lui-même son site de « world’s leading online authority on the Holocaust »… L’information de l’Encyclopédie de la Shoah est présentée dans une douzaine de langues, dont le français. Cependant, ce ne sont pas toutes les pages du site qui sont traduites. On compte sur le site plus d’une soixantaine d’expositions virtuelles regroupées par thématiques : camps, propagande, etc. Il est facile de s’y retrouver grâce aux résumés présentés pour chacune des expositions. Ces dernières sont aisément accessibles à toutes les clientèles. On compte d’ailleurs une vaste section comptant de nombreuses ressources pour les enseignants et étudiants. Le United States Holocaust Memorial Museum diffuse également des documents audiovisuels (films d’archives, témoignages de survivants, documentaires, etc.) sur son canal YouTube. L’interface du site est sobre et simple d’utilisation.

La section qui s’adresse davantage aux historiens est bien entendu la portion recherche du site. On y retrouve des archives accessibles en ligne contenant notamment un catalogue de photographies ainsi qu’un projet d’histoire orale des survivants. Le United States Holocaust Memorial Museum prête également des artéfacts de ses archives. La demande doit cependant être soumise neuf mois à l’avance. Il est également possible d’écouter de musique de l’époque sur le site. L’installation de Real Player est toutefois nécessaire.

Bref, il s’agit ici d’un court éventail de toutes les ressources présentes sur le site. Il est impressionnant de constater la quantité de données disponibles et accessibles par le Web. L’interface du site principal gagnerait peut-être à être améliorée au point de vue des couleurs. Ceci ne nuit toutefois pas à la navigation qui demeure fonctionnelle. L’ajout d’un fil d’Ariane à l’intérieur du site principal serait toutefois intéressant, mais il s’agit ici de quelques défauts mineurs. Après tout, il n’est peut-être pas prétentieux pour le United States Holocaust Memorial Museum d’affirmer qu’il est le leader mondial en la matière.

Adresse : http://www.ushmm.org/

Julie

oct/09

25

German Propaganda archive

Depuis le début de ma maîtrise, j’ai dû lire beaucoup sur la propagande nazie. Grâce au livre de Randell Bytwerk, Bending Spines: The propagandas of Nazi Germany and the German Democratic Republic, j’ai été amené à consulter le recueil qu’est German Propaganda Archive possible grâce à la contribution du Calvin College.

 Ce site contient tout ce que l’auteur a pu trouver comme archives qui se rattache à la propagande allemande entre 1925 et 1989. Cela est principalement divisé en deux parties, soit la partie où la propagande est reliée au régime nazie, et l’autre partie à la propagande marxiste de la RDA. L’auteur a également fait deux sous-sections pour les deux parties du site, soit le matériel lui-même utilisé pour influencer les citoyens allemands ou encore, les méthodes à adopter par les dirigeants pour utiliser efficacement la propagande et ainsi mieux manipuler l’opinion publique.

Bien que le site soit extrêmement simple et aisé à comprendre, il est décevant de constater à quel point Randall Bytwerk a minimisé l’apparence de l’interface. Cependant, si le but est de conserver la facilité pour accéder aux sources, l’apparence devient alors superflue.  Cela devient encore plus évident lorsque l’on circule dans les différentes sections du site. La quantité de sources est tout simplement incroyable. Une dernière critique avant de terminer, le fait que les sources soient des traductions de l’allemand vers l’anglais fait par l’auteur et surtout qu’il ne rend pas les versions originales allemandes disponibles en ligne, l’exactitude des sources ou l’interprétation peuvent être biaisées, et ce, malgré toute la bonne volonté de l’auteur en question.

Voici donc le lien du site: http://www.calvin.edu/academic/cas/gpa/

Maxime

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oct/09

7

Les livres à feuilleter

La Bibliothèque nationale de France a mis en ligne un outil permettant de feuilleter virtuellement quelques-uns de ses manuscrits anciens. Cette exposition virtuelle permet notamment d’accéder au texte original du livre, d’écouter le récit de certaines pages et d’étudier les textes en détail. Il est aussi possible de compléter l’information lue avec des commentaires écrits ou audio. De plus, une lecture audio-visuelle du livre favorise l’interactivité avec les lecteurs. Le côté virtuel de la lecture enchantera l’utilisateur qui souhaite avoir accès à des sources numérisées non-conventionnelles. Il sera particulièrement impressionné par la qualité des images et la possibilité de parcourir le livre avec sa souris. Il va de soi que ce site est tout aussi intéressant pour la communauté historienne qui désire consulter des sources anciennes en ligne. Par contre, plusieurs ouvrages ne sont pas accessibles en entier, ce qui rend l’exposition moins pertinente pour l’historien. Voici quelques exemples de livres à feuilleter : Marco Polo : Le livre des merveilles, La Chanson de Roland et le Cycle du Graal : Histoire du Saint-Graal.

Site de l’exposition virtuelle : Les livres à feuilleter

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La Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine – Musée d’Histoire Contemporaine (BDIC), située en France sur le campus de l’Université de Paris X-Nanterre, possède un site vaste qui couvre autant l’acquisition, la conservation et la diffusion de sa documentation, autant de vocations assumées par cet organisme.

La BDIC assume un rôle double, soit de bibliothèque et de musée. À partir de leur site web, il est possible de rechercher parmi les différentes banques de données affiliées à la BDIC ainsi que de naviguer dans le contenu de leurs expositions muséales actuelles et virtuelles.

Le site web de la BDIC est bien organisé, mais le nombre important de rubriques peut rendre la navigation parfois difficile. De plus, les différentes banques de données semblent utiliser des systèmes de recherche différents ce qui n’est pas idéal. Par contre, l’utilité de ce site pour les historiens est réelle. La vaste base de documentation et de sources que la BDIC possède sur l’histoire contemporaine, spécialement sur les deux conflits mondiaux, est utile pour tous ceux qui se spécialisent sur cette question. La bibliothèque numérique d’archives et d’images, accessible via la rubrique « Catalogues & Bibliothèque numérique » est probablement la ressource la plus importante que le site propose avec une collection de documents iconographiques et de journaux d’époque impressionnante.

Adresse : Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine

Thomas

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