L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

CAT | Exposition virtuelle

Géré par la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL) et aidé par le Centre national du livre (CNL) et la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia), le site GéoCulture – La France vue par les écrivains propose depuis 2013 à ses usagers une expérience de « réalité augmentée de la littérature offrant une redécouverte, une réinvention d’un lieu […] ».[1] Cette expérience vous suggère de parcourir l’une des onze régions françaises présentées tout en écoutant ou en lisant un des 600 extraits de romans géolocalisés. Le lieu peut être un quartier, un bâtiment, un site naturel, une route, etc. Chaque extrait est relié à un emplacement géographique réel sur la carte de la région (via Google Map), un court texte décrivant son lien avec le territoire, l’œuvre entière, ainsi que son auteur. Les extraits d’œuvres anciennes y côtoient les plus récentes. En tant que lecteurs, vous êtes aussi invités à participer au développement du site en envoyant des extraits de romans sur les régions choisies. Parmi les objectifs principaux de ce site, nous retrouvons notamment : valoriser le patrimoine littéraire, toucher des publics éloignés de la lecture, participer à la valorisation des territoires ou s’inscrire dans la chaine du livre en tant que promoteur de l’édition contemporaine.

 

Outre les touristes mordus d’activités culturelles, cette expérience en ligne pourrait aussi intéresser des chercheurs en études littéraires s’intéressant par exemple à l’intégration du système d’information géographique en sciences humaines, à la géopoétique (esthétique des lieux dans la fiction), aux médiateurs littéraires (individus ou institutions ayant un certain pouvoir sur le livre) ou au concept de littérarité (ce qui fait d’un texte un texte littéraire). Ce dernier concept se trouve en effet au cœur du processus de sélection des extraits de texte du site. Les critères de sélection qui y sont appliqués pourraient s’avérer discutables : on affirme par exemple que les textes doivent « avoir été publiés par des maisons d’édition, être géolocalisables et posséder un caractère littéraire. » [2] Tout texte ne répondant pas à cette grille semble jugé indigne d’intérêts. Mais qu’est-ce qu’un texte géolocalisable? Et surtout, de quel caractère littéraire est-il question? Le site ne livre pas davantage d’informations sur le sujet, mais laisse du moins penser que la sélection n’est pas fortuite.

 

Parmi les autres éléments discutables, retenons-en deux. Commençons par la non-représentativité de l’ensemble de la communauté française. La sélection de onze régions sur vingt-sept, c’est soit beaucoup, soit très peu. Beaucoup dans le sens que l’on aurait pu expliquer l’étude d’une seule région (l’ensemble est trop vaste, le travail serait trop ardu). Très peu dans le sens que par rapport à l’ensemble, le résultat final est peu représentatif d’une France vue par les écrivains. Ensuite, accordons que l’idée de demander aux internautes de participer au développement du site possédait, dans l’intention, un certain charme. Mais qu’en est-il au final? La sélection très orientée des textes (évoquée plus haut) ne contredit-elle pas cette idée « d’entraide » communautaire ? Ces deux derniers points peuvent sembler vétilleux de prime abord, mais représentent pourtant bel et bien des choix réels ayant des impacts concrets sur toute la chaine du livre.

 

Les différents médiateurs du livre influencent tous plus ou moins les critères de littérarité au fil du temps. La reconnaissance de leur pratique (par les pairs ou le public) demeure l’un des facteurs importants influençant le pouvoir qu’ils en retirent. À ce stade, ce site demeure peu connu dans le milieu littéraire international. Mais il n’est en ligne que depuis 2013. S’il acquiert une certaine notoriété dans le futur, espérons qu’il saura accorder une exposition plus équitable des romans français en général.

[1] : Site internet GéoCulture – La France vue par les écrivains, « Contribuer », 2014, p. 1.

[2] : Site internet GéoCulture – La France vue par les écrivains, « Contribuer », 2014, p. 1.

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Le Château de Versailles, étant une institution muséale française importante, produit une grande quantité d’expositions virtuelles. Je m’intéresserai dans ce court article au contenant ou, ce que l’on pourrait nommer, l’aspect muséologique. Puisque l’institution utilise plusieurs formats pour présenter des collections, j’ai axé ma réflexion sur 3 mises en expositions différentes : Sciences et curiosités à la cours de Versailles, Louis XIV : La construction d’une image politique et Versailles et l’antique.

D’emblée, l’apport pour les historiens est assez minime. La documentation présente une vue globale du sujet sans entrer en profondeur dans celui-ci. On peut trouver, par contre, des numérisations de haute qualité. Toutefois, la mise en espace (virtuelle) est intéressante à analyser puisque les moyens utilisés sont très variés. Un muséologue ou un muséographe aura un terrain de réflexion fertile sur le site du Château de Versailles.

Sciences et curiosités à la cours de Versailles est l’exposition que je considère la plus classique. En effet, on retrouve un plan du château qui nous permet d’explorer différentes salles associées à des thèmes précis de cette exposition. Une fois sur la page du thème on retrouve un article conventionnel relatant les faits associés à certains artéfacts qui ont été photographiés et qui nous sont présentés sur la même page. Pour alléger la lecture certains passages sont sous forme de capsules vidéos. Louis XIV : La construction d’une image politique est une exposition en partenariat avec la Cultural Institute de Google. Ayant accès à des ingénieurs spécialisés dans la mise en ligne d’objets du patrimoine, le rendu visuel est vraiment impeccable. Toutefois, la disposition (idée d’un grand mur que l’on parcourt de gauche à droite) est très linéaire. Le dynamisme que permet le numérique n’est pas présent. De plus, le contenu est très limité. Finalement, Versailles et l’antique, est une exposition immersive fort intéressante. Nous pouvons visiter, grâce à un plan, l’ensemble des salles de cette exposition qui se déroule actuellement au château. On se trouve donc à un point fixe et on peut tourner la tête pour observer les différentes œuvres d’art. Toutefois, le point fixe empêche le visiteur d’observer un élément sous l’angle qu’il voudrait. Il est limité à un angle qui n’est pas toujours judicieux. Parfois, l’œuvre est très loin et on ne peut pas en apprécier le détail. Certaines œuvres sont cliquables, mais ce n’est pas une majorité. Il y a donc une pré-sélection qui empêche le visiteur d’approfondir l’œuvre qu’il souhaite. Ce type de médiation culturelle semble être mise en place pour inciter le visiteur à se rendre directement sur les lieux pour admirer les œuvres.

Avec plusieurs mises en exposition avec leurs forces et leurs faiblesses, le Château de Versailles a le mérite d’oser innover dans les moyens technologiques de valorisation de leur patrimoine.

Liens vers les expositions :

http://sciences.chateauversailles.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=93&Itemid=95&lang=fr

http://www.google.com/culturalinstitute/exhibit/louis-xiv/AR9JhTFH?hl=fr

http://www.chateauversailles.fr/resources/360/antique/fr/index.html

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Nov/13

12

Hypercities: hyperréalisme urbain

La cartographie urbaine est un domaine de recherche très riche, mais la piètre qualité des cartes anciennes et la difficulté de rapporter ces informations à la réalité géographique connue rendent leur emploi difficile. Du moins, jusqu’à ce qu’un instrument comme Hypercities apparaisse.

Qu’est-ce que c’est?

Hypercities (http://hypercities.ats.ucla.edu/) est une plate-forme web qui superpose des cartes anciennes sur un outil informatique de cartes modernes et d’imagerie satellitaire.

Développé conjointement (http://hypercities.com) par des équipes de UCLA, USC et CUNY, cet outil permet de comparer, évaluer et analyser des cartes multiples dans un contexte rigoureusement géoréférencé.

Comment on l’utilise?

Hypercities se manipule comme Google Earth ou un système équivalent, en latitude, longitude, altitude et azimut. Cependant, les lieux accessibles dans la plate-forme se limitent (pour l’instant) à quelques villes importantes, comme New York, Los Angeles, Paris, Rome, Londres, Berlin, Seoul, Tokyo ou Shanghai. Quelques projets spécifiques concernent de plus petites villes, comme Edmonton, Port-au-Prince, El Paso, Ollantaytambo ou Magnésia.

Lorsqu’une ville est sélectionnée, une liste de cartes anciennes devient disponible. Ces cartes peuvent être superposées (avec un contrôle de transparence) sur le globe moderne. De plus, des options d’affichage des routes, des frontières et du relief sont présentes. Le plus remarquable est la présence pour certaines villes d’une option bâtiments 3D qui ajoutent sur la surface les formes approximatives des immeubles réels tel que modélisés par l’équipe en charge d’une ville. Ainsi, l’Empire State Building est reconnaissable à New York.

Outre le mode de recherche par ville, il y a un mode de recherche par collection, où des chercheurs ajoutants des cartes spécifiques par thème ou sujet de recherche dans un espace désigné, comme l’étude approfondie de la ville d’Ollantaytambo au Pérou.

 

Qu’est-ce que ça procure à l’historien?

Hypercities constitue un moyen de diffusion très intéressant grâce à la simplicité de l’interface et l’accessibilité de la plate-forme. La capacité de démonstration visuelle est très efficace. La possibilité de superposer plusieurs cartes dans un cadre géographique exact est extrêmement fructueuse.

Cependant, l’outil ne concerne encore qu’une petite liste de villes, très inégalement décortiquées. Si New York, Los Angeles, sont très riches en informations et cartes, d’autres sont peu étudiées (Téhéran) ou même absentes (Beijing, Chicago, Toronto…). Il reste donc énormément d’espace à couvrir et à remplir.

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Dans le domaine des outils historiens sur le web, un problème fondamental est celui de la diffusion auprès du public. Il peut être ardu de rejoindre le plus grand nombre, à moins de partir d’une entité déjà largement reconnue. C’est le cas de la section historique en ligne de la BBC, un fragment d’un acteur médiatique établi mis au service de la connaissance de l’histoire auprès du plus grand nombre.

Qu’est-ce que c’est?

BBC History (http://www.bbc.co.uk/history/0/) est une section du site internet de la British Broadcasting Corporation, le radio- et télé-diffuseur public national du Royaume-Uni. Comme tout site médiatique, il y a une section nouvelles, une section sports, météo, culture, et ainsi de suite. Comme la BBC (« Auntie Beeb » pour les Anglais, traduisible en québécois par «Matante Bibi») a aussi un mandat éducatif, la section History  a été instaurée. Elle vise à rassembler en un seul endroit tous les programmes, publications, articles, éditoriaux et autres à caractère historique émanant de tous les éléments (radio, télé, web) de la BBC. BBC History est donc tout d’abord un portail web, très simple en soi, dont la qualité dépend foncièrement de la qualité des articles publiés.

 

Comment on l’utilise?

BBC History est un site d’accès public gratuit, en anglais bien sûr. Sur sa page d’accueil, on retrouve diverses sous-sections. La principale est la sections actualités, qui rassemble les nouvelles et articles publiés récemment qui présentent une facette historique. Pour la plupart, ce sont des textes sur le web. En barre latérale, on retrouve de nombreux vidéos, extraits audio et reportages liés à l’histoire.

Plus bas, une section permet d’accéder aux documentaires historiques présentés à la télévision et à la radio. (Malheureusement, à cause des restrictions de droits de diffusion, le logiciel iPlayer version vidéo ne fonctionne pas au Canada. Cependant, iPlayer radio est accessible globalement. Il est possible d’atteindre cela en passant directement par le site de iPlayer, catégorie Factual, puis History)

Plus bas encore, on retrouve les liens vers les sections spécialisées en profondeur (British History, World Wars, Ancient History, History for Kids…) et finalement un module qui répertorie les événements à caractère historique en Grande-Bretagne, comme les expositions et les conférences.

Il y a au bout du site une case de recherche pour permettre aux Britanniques de découvrir les activités historiques offertes dans leur voisinage.

 

Que retrouve-t-on comme sujets?

Il y a une très grande variété parmi les articles récents. Certains concernent des découvertes archéologiques, d’autres sont des articles narratifs (ou même polémiques!) sur un point d’histoire et d’autres encore se rapportent à l’historiographie d’une sujet. Plusieurs sont motivés par des évènements actuels et tentent d’expliquer les racines du présent.

Parmi les sections permanentes qui contiennent une plus grande profondeur d’analyse, on retrouve les sections British History (Îles Britanniques), Ancient History (Antiquité), Family History (généalogie), History for Kids (éducation et activités jeunesse), World Wars (Guerres Mondiales), Historic Figures (personnages historiques), Recent History (contemporain) et On This Day (éphémérides).

L’index alphabétique de toutes les sections reste probablement l’endroit le plus crucial pour l’historien, entre autre y sont accessibles les sections interactives Hands on History, qui sont les parties les lus conceptuellement modernes du portail, avec une grande quantité d’applications web, d’activités, d’accès aux ressources dans le but d’intéresser les jeunes.

Si le Royaume-Uni occupe une part importante de l’espace du portail, BBC History présente un éventail remarquablement global de thèmes, dans le temps et dans l’espace. Sans doute une conséquence de la portée immense de la langue anglaise et de l’héritage de l’Empire Britannique, la BBC se veut le média le plus international sur terre, avec sa multitude de versions locales, du swahili à l’urdu. La BBC est une institution nationale avec des moyens non négligeables et une culture institutionnelle qui favorise un haut niveau de qualité.

 

Qu’est-ce que ça procure à l’historien?

Le portail BBC History est tout d’abord un moyen de rester en contact avec le monde et ses aspects historiques. Ce n’est certes pas l’endroit pour  une étude approfondie d’un sujet étroitement spécifique, mais l’étendue de son champ d’action mérite au moins l’intérêt de l’historien humaniste.

Les sections spécialisées et audio-visuelles ont un usage notable pour l’enseignement, avec des capsules sur une grande variété de sujets. Elles peuvent servir à approfondir un sujet, égayer l’expérience pédagogique, présenter une perspective locale (voir le programme radio Witness pour une démonstration des possibilités)  et exercer la compréhension de l’anglais.

En bref, BBC History est un portail très intéressant, et un modèle pour les autres diffuseurs publics nationaux à travers le monde. Il est à noter que le portail a donné naissance à un magazine papier compagnon, History Extra.

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En août 2010, un ambitieux projet de recherche historique a vu le jour. Suite au colloque international sur les Filles du Roy qui s’est tenu à Québec dans le cadre du 400e anniversaire de la ville, un groupe de personnes intéressées par l’histoire des femmes ont décidé de faire la lumière sur ces envoyées « spéciales » de Louis XIV. La Société d’histoire des Filles du Roy a ainsi été formée avec comme objectif de faire sortir de l’oubli, mais surtout, de réhabiliter ces femmes à la réputation salie par un jeu de mots trop simpliste qui court depuis 300 ans ; Filles du Roy, Filles de joie. Pour ce faire, un inventaire de chacune d’elle sera fait afin de retrouver leurs origines françaises, leur famille, condition sociale, descendances, etc.

Le site internet de la Société d’histoire des Filles du Roy est tout aussi ambitieux que le projet lui-même. Afin d’assurer la diffusion internationale, le groupe entretient efficacement un site web. Utilisant le moteur de blogue WordPress, le site est facilement navigable et il est mis à jour assez régulièrement pour nous tenir informés de l’évolution du projet. Il permet aussi de rendre accessibles les derniers résultats de recherche au grand public. Par exemple, l’une des pages ajoutées quelques semaines après l’ouverture du site présente un tableau avec le nom des époux des Filles du Roy. Ces informations sont potentiellement intéressantes pour la généalogie. D’ailleurs, l’un des objectifs de la SHFR est justement de « développer la généalogie par les femmes en établissant des lignées matrilinéaires » des Filles du Roy.

Puisque le site vient tout juste d’être mis en place, il est difficile d’évaluer pour l’instant son impact sur la recherche historienne. La SHFR fait toutefois un appel intéressant aux apprentis historiens en quête d’un sujet de Maître : pourquoi ne pas leur donner un coup de main? Une fois l’inventaire terminé, celui-ci pourra servir pour d’autres recherches quantitatives de tout genre ne visant pas exclusivement les Filles du Roy. Pour ce qui est de la qualité du site, on note surtout la simplicité esthétique qui n’enlève toutefois rien au contenu et rend la navigation encore plus facile. Même si on ne doute pas de la qualité des informations diffusées sur le site, on apprécierait toutefois que les mises à jour ou les nouvelles pages du site soient signées par autre chose qu’un simple pseudonyme.

http://lesfillesduroy-quebec.org/

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Ouvert depuis 1993, le United States Holocaust Memorial Museum de Washington D.C. présente sur son site Web des données complètes et diversifiées sur l’Holocauste, mais également sur la prévention actuelle des génocides. L’organisme qualifie lui-même son site de « world’s leading online authority on the Holocaust »… L’information de l’Encyclopédie de la Shoah est présentée dans une douzaine de langues, dont le français. Cependant, ce ne sont pas toutes les pages du site qui sont traduites. On compte sur le site plus d’une soixantaine d’expositions virtuelles regroupées par thématiques : camps, propagande, etc. Il est facile de s’y retrouver grâce aux résumés présentés pour chacune des expositions. Ces dernières sont aisément accessibles à toutes les clientèles. On compte d’ailleurs une vaste section comptant de nombreuses ressources pour les enseignants et étudiants. Le United States Holocaust Memorial Museum diffuse également des documents audiovisuels (films d’archives, témoignages de survivants, documentaires, etc.) sur son canal YouTube. L’interface du site est sobre et simple d’utilisation.

La section qui s’adresse davantage aux historiens est bien entendu la portion recherche du site. On y retrouve des archives accessibles en ligne contenant notamment un catalogue de photographies ainsi qu’un projet d’histoire orale des survivants. Le United States Holocaust Memorial Museum prête également des artéfacts de ses archives. La demande doit cependant être soumise neuf mois à l’avance. Il est également possible d’écouter de musique de l’époque sur le site. L’installation de Real Player est toutefois nécessaire.

Bref, il s’agit ici d’un court éventail de toutes les ressources présentes sur le site. Il est impressionnant de constater la quantité de données disponibles et accessibles par le Web. L’interface du site principal gagnerait peut-être à être améliorée au point de vue des couleurs. Ceci ne nuit toutefois pas à la navigation qui demeure fonctionnelle. L’ajout d’un fil d’Ariane à l’intérieur du site principal serait toutefois intéressant, mais il s’agit ici de quelques défauts mineurs. Après tout, il n’est peut-être pas prétentieux pour le United States Holocaust Memorial Museum d’affirmer qu’il est le leader mondial en la matière.

Adresse : http://www.ushmm.org/

Julie

Dans le cadre du cours Gestion de projet en histoire de la session d’hiver 2009, nous avons été en contact avec un portail d’archives qui propose un concept particulier d’exposition virtuelle. En effet, l’exposition Montréal, 500 ans d’histoire en archives organisée conjointement entre la ville de Montréal et le groupe d’archivistes de la région de Montréal (GARM) est une bonne façon d’initier le grand public au monde des archives.

Cette exposition nous fait découvrir l’histoire de Montréal depuis sa fondation jusqu’à l’obtention de son statut de métropole du Québec vers 1960. L’exposition virtuelle se démarque notamment pour l’originalité du scénario. En effet, les archives qui y sont présentées sont accompagnées du texte condensé de l’ouvrage de Paul-André Linteau, Brève histoire de Montréal, publié en 1992. L’exposition est divisée en 12 chapitres. Chaque chapitre suit généralement un ordre chronologique et fait référence à une période marquante de la ville. Par exemple, nous retrouvons les chapitres suivants : Hochelaga (1500-1642), Ville française (1642-1655), Crise et guerre (1930-1945), etc. Différentes thématiques sont présentées dans chacun des chapitres et elles sont accompagnées d’archives en lien avec ceux-ci. Plus de 700 archives sont disponibles dans cette exposition.

Je trouve que ce portail est un bon moyen pour le public de découvrir l’histoire de la ville tout en s’initiant aux archives. Le fait de proposer une trame historique et d’y ajouter des archives pertinentes en lien avec les différentes thématiques rend la visite plus agréable et plus facile pour le grand public. De plus, le fait d’utiliser les textes de Paul-André Linteau donne une touche d’originalité à ce parcours virtuel. Je crois que l’exposition créée par le GARM est une réussite et qu’elle doit servir d’exemple pour les régions qui désirent rendre accessibles au public leurs archives qui, nous le savons, ne sont pas nécessairement très attrayantes pour tout le monde.

Le GARM, cofondateur de cette exposition, est une organisation fondée en 1982 par des archivistes de la région montréalaise qui avait pour objectif de faire l’acquisition d’archives privées. Aujourd’hui, 22 institutions sont membres du GARM dont le BAnQ, l’Université de Montréal, l’UQAM, l’Université McGill. Le GARM s’est joint à la ville de Montréal pour offrir un portail Internet qui offre un service de recherche des archives de la région. Bref, c’est par de telles initiatives que le public peut lui aussi se plonger dans le merveilleux monde des archives!

Adresse de l’exposition : http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/500ans/portail_archives_fr/accueil.html
Adresse du portail :
http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=4357,5950046&_dad=portal&_schema=PORTAL

Josianne

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Nov/09

14

Musée National du Moyen Âge

Paris, ville populaire lorsque l’on traite des voyages ou du tourisme. Dans cette même ville, de nombreux classiques sont accessibles, que ce soit la Tour Eiffel, le musée du Louvre, le jardin des Tuileries ou encore la place de la Concorde. Mais avez-vous déjà entendu parler du musée National du Moyen Âge  de l’hôtel Cluny? Non? Pourtant, il s’agit d’un musée extrêmement intéressant à visiter (quel musée ne l’est pas pour nous, âmes adorant l’histoire?). Bien sûr, ce n’est pas le Louvre, mais il en vaut quand même le déplacement.

C’est pourquoi, je souhaite au moins vous introduire au site web du musée, question de vous mettre en appétit quelque peu.  Premièrement, rendez-vous sur le lien suivant: http://www.musee-moyenage.fr/index.html . Vous êtes maintenant sur la page d’accueil.

Sur la gauche, un menu vous propose différentes possibilités. Déjà, le site est disponible en trois langues, soit français, anglais et espagnol. On peut également avoir un aperçu des collections disponibles lorsque nous allons dans la section musée. De plus, l’historique des batîments utilisés pour les expositions sont disponibles dans la même section. Si l’on veut s’attarder sur les activités du musée afin de planifier une prochaine visite, c’est possible et accessible via la page d’accueil et le menu à gauche encore une fois. Enfin, le reste du menu est en rapport avec la localisation du musée ou le partenariat ou autres activités moins pertinentes pour nous, étudiants que nous sommes.

Si l’on s’attarde sur la manière dont est construit le site, on peut voir que l’attrait visuel est la principale caractéristique du site. Au niveau de la logistique, tout est simple et facile d’accès pour n’importe qui, même un néophyte de l’internet. C’est à la fois une force et une faiblesse. C’est une force dans la mesure où cela rend le site accessible à tous, mais c’est une faiblesse au niveau de la quantité d’informations disponibles parfois. Cependant, nous comprenons que le site est essentiellement conçu pour attirer la clientèle à venir visiter le musée. Il ne s’agit pas d’un site aux visées scientifiques, c’est plutôt au niveau publicitaire et marketing que nous pouvons établir les buts de l’utilisation d’internet dans la diffusion d’informations reliées au musée.

Encore une fois, je vous conseille lors de votre prochain séjour à Paris, de vous rendre à ce musée. Sinon pour le moment, vous pouvez vous donner une idée de ce qu’il y a à visiter en vous rendant sur le site internet de l’établissement.

Maxime

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Oct/09

31

Computer History Museum

Situé dans la Silicon Valley en Californie, le Computer History Museum, comme son nom l’indique, présente l’histoire de l’ordinateur et de l’informatique. Bien que le musée soit situé à une distance considérable du Québec, son site internet ne regorge pas moins d’informations sur le sujet. En effet, plusieurs expositions peuvent être visitées en ligne. On y présente des lignes du temps complètes portant notamment sur l’histoire de l’ordinateur et l’histoire de l’internet. Ces expositions virtuelles sont facilement accessibles au grand public. Un résumé de chacune d’entre elles est présent sur le site permettant ainsi de mettre le visiteur en contexte. L’utilisateur peut y naviguer sur le site très facilement. Les sections sont clairement identifiées dans une interface épurée aux couleurs vives et attrayantes.

Pour les historiens, la section la plus intéressante est sans contredit celle intitulée « Explore ». En effet, c’est dans celle-ci que nous retrouvons la collection et les documents de recherche du CHM. Comme il est mentionné sur le site, tous les documents dans la collection du musée ne sont pas numérisés. Du moins, la collection en ligne présente plus de 69 000 documents. On y retrouve entre autres des transcriptions d’entrevues et de discussions orales entre les pionniers et les acteurs de l’histoire de l’informatique, mais aussi une collection intéressante de dépliants de ventes et de publicités sur les ordinateurs. Malheureusement, bien que la navigation dans le site soit très agréable et fonctionnelle, on ne peut en dire autant de la fonction de recherche dans le catalogue. Il est en fait impossible d’y effectuer de recherche avancée, ni même de recherche simple par catégorie (auteur, titre, etc.) Par exemple, en tapant le terme de recherche « apple » on se retrouve avec une multitude de pages de documents. Peu pratique. Du moins, les archives complètes sont accessibles de façon payante moyennant un abonnement au musée (40$ US/an pour un étudiant). Il est à noter que le CHM diffuse sur son canal YouTube des vidéos d’archives, des entrevues et des conférences concernant l’histoire de l’informatique.

Malgré la recherche difficile dans la collection, le site internet du Computer History Museum est une ressource incontournable pour quiconque voulant apprendre sur l’histoire de l’informatique.

Adresse : http://www.computerhistory.org/

Julie

Oct/09

30

Clefs pour l’histoire du Musée McCord

Le site du Musée McCord a mis à la disposition des utilisateurs une section consacrée à l’histoire. Cette section interactive qui s’intitule Clefs pour l’histoire offre aux publics plusieurs options telles que l’accès à leur collection numérisée, aux expositions virtuelles, à des jeux interactifs en ligne, aux circuits thématiques et à des ressources pédagogiques.

Pour la communauté historienne ainsi que pour le grand public, la section « Collections-Recherche » propose une collection de 135 000 images d’artéfacts provenant du Musée McCord et de sept autres musées canadiens. Certaines collections d’envergure sont ainsi disponibles en ligne. À titre d’exemple, nous pouvons consulter une partie de la collection « Costumes et textiles » et « Ethnologie et archéologie ». Elles peuvent être facilement consultées sur le site, notamment grâce à des outils de recherche faciles à utiliser. L’internaute trouvera son information notamment en utilisant des mots-clés ou par la recherche par catégories.

De plus, grâce aux sections « Expositions virtuelles » et « Circuits thématiques », l’expérience virtuelle sera des plus intéressantes. Les circuits thématiques, par exemple, sont divisés en cinq grands thèmes et sont répartis en cinq périodes temporelles. Ils font un survol de l’histoire du Canada des 19e et 20e siècles. Les dossiers peuvent être consultés par un circuit web (HTML) ou par un clip vidéo offert en QuickTime ou en Flash ce qui rend cette section interactive. Cinq expositions virtuelles variées et dynamiques sont disponibles en ligne, comme l’exposition « Sans rature ni censure » qui nous propose des caricatures éditoriales du Québec entre 1950 et 2000. Le Musée McCord offre aussi une section pédagogique EduWeb, qui permet de réaliser en ligne des activités originales et diversifiées sur l’histoire canadienne. Bref, le Musée McCord propose un site fort détaillé et bien construit.

Josianne

Adresse : http://www.mccord-museum.qc.ca/fr/clefs/

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