L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

CAT | Archive numérique

La principale difficulté dans l’étude du parcours de Vincent van Gogh est le quasi-silence des médias de son époque à son sujet. Ce constat peut paraitre difficile à croire de nos jours puisque la renommée de l’artiste n’est plus à prouver, mais ce serait oublier que celui-ci n’a même jamais vendu une de ses toiles de son vivant. Devant ce vide « public », que reste-t-il aux historiens d’art, presque deux-cent ans après sa mort, pour analyser sa vie, sa posture ou son parcours?

 

Le site « Vincent van Gogh, The Letters », créé en collaboration avec le Van Gogh Museum et le Huygens Institute of the Royal Netherlands Academy of Arts and Sciences, tente de combler ce manque par la numérisation des discours privés de l’artiste dans ses correspondances. Au total, 902 lettres et 25 manuscrits sont maintenant accessibles en ligne à l’usage de tous. Il s’agit pour la plupart de lettres de l’artiste (736/902). Mais l’expérience ne s’arrête pas là : ce site regorge de ressources visant à faciliter, bonifier ou orienter le travail des chercheurs. Classés par blocs en haut de l’écran principal, les différents outils sont regroupés selon trois thématiques principales : les blocs gris et jaune sont dédiés à la recherche; le vert : au volet historique (tant de l’artistes et ses compères que de la publication de ses lettre); le gris : à des outils ou renseignements divers (à propos, chronologie, bibliographie, etc.). Chaque lettre manuscrite est de plus accompagnée de sa transcription dans la langue d’origine (néerlandais ou français), de sa traduction en anglais, de numérotation de lignes, de notes éditoriales et de croquis (si la lettre en contient). La langue anglaise fut sélectionnée dans l’optique principale d’une consultation internationale. Bref, vous l’aurez compris compte tenu de l’immense variété d’outils disponibles, cette édition numérique des lettres de Vincent van Gogh s’adresse d’abord et avant tout aux historiens d’art et de littérature désireux d’y appliquer étude textuelle ou contextuelle.

 

Toutes ces dernières étapes, jumelées à toute la recherche entourant les lettres, les personnages, le contexte et j’en passe, témoignent de l’énormité du projet en général. Au total, quinze années auront été nécessaires à sa conception et à sa production. Impressionnant, n’est-ce pas? Évidemment, mais je considère néanmoins qu’une plus judicieuse ou peut-être même plus simple organisation eût été préférable à une consultation optimale. D’abord, la disposition de toutes les colonnes de textes descriptifs me semble trop étroite, ce qui accentue chaque fois la sensation que tout est long, très long. Un texte davantage justifié et proportionné pourrait par exemple alléger la lecture. Ensuite, je me questionne sur la logique de présentation des différents outils. Dire qu’il y en a plusieurs serait un euphémisme, vous le constaterez d’un coup d’œil. Tous ces outils peuvent être intéressants dépendamment des besoins d’un chercheur, mais à mon sens, l’organisation ci-présente ne facilite pas toujours le travail de l’utilisateur. Les trois premiers « blocs » me semblent clairs et pertinents, mais le dernier donne l’impression d’avoir emmagasiné tout ce que les autres ne pouvaient contenir. En plus d’être situé le plus à droite de l’écran (donc normalement moindre en ordre d’importance), il contient en effet plusieurs types d’informations complémentaires ajoutées les unes à la suite des autres sans ordre ou organisation. Je comprends que le projet représente un travail titanesque, mais l’organisation devrait être davantage orientée en fonction de l’objectif initial : simplifier le travail de futurs chercheurs.

Josianne Dubé

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Pour mon entrée mensuelle au blogue, j’ai décidé de vous parler d’un site web créé pour accompagner l’émission J’ai la mémoire qui tourne diffusée sur la chaine Historia. Cette série en quatre épisodes, qui en est à sa deuxième saison, présente un habile montage de films de familles québécoises de différentes époques. En fait, l’accent est plutôt mis sur les premières années de la caméra amateur, soit entre 1930 et 1970. Puisque pour la plus large partie de la période concernée la nouvelle technologie ne permettait pas d’enregistrer le son, les producteurs ajoutent de la musique d’époque pour accompagner les images. Les films sont montés en différents épisodes d’une heure sous une même thématique, par exemple Le printemps ou Le monde.

Arrivé sur le site, on réalise rapidement que celui-ci est bien plus qu’un simple accompagnement du plat principal. Il est très bien organisé, facile à naviguer et agréable à regarder. Les épisodes, qu’on peut visionner sur le site lui-même, ne sont qu’une des composantes de l’ensemble. En plus de ceux-ci, on y retrouve une soixantaine de « webépisodes ». Regroupés en thématiques plus précises, ces montages de quelques minutes sont tout aussi intéressants. En fait, ces « webépisodes » traitent de sujets plus spécifiques qui nous aident à trouver plus rapidement une bande qui nous intéresse. J’ai la mémoire qui tourne, c’est aussi une grande collection de films de familles. Au total, 8500 séquences numérisées de longueurs variables qui sont rassemblées en différentes sections; et il est toujours possible d’en rajouter puisqu’Historia invite les gens à faire parvenir leurs films. En plus de quelques thématiques, comme « Québec », « Noël » ou encore « hockey », on peut parcourir la banque numérique sous les rubriques du « Qui », du « Quoi », du « Ou » et du « Quand ».

Le site contient aussi un blogue qui rassemble les commentaires de leurs « historiens ». Au nombre de sept, ces chroniqueurs, qui pour la plupart n’ont pas de formations en histoire, commentent certains extraits en soulignant davantage le côté historique ou en rappelant le contexte de l’époque. Certes, le site de J’ai la mémoire qui tourne est divertissant est bien fait. Mais il est limité quant à son utilité pour les historiens. D’abord, le texte identifiant les vidéo ne décrit que son contenu. Ainsi, on ne peut associer ni lieu ni personne aux films. Les rubriques et thématiques des séquences sont insuffisantes pour permettre une recherche efficace. D’ailleurs, le moteur de recherche se base sur ces descriptions. Donc, le site est difficile à utiliser pour de la recherche, mais il est très pertinent au niveau pédagogique. Le site contient d’ailleurs une section pour les professeurs. Différents montages de longueurs substantielles ont été réalisés pour les élèves du secondaire et du primaire. Quelle bonne idée!

http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/accueil

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L’inspiration pour ma contribution mensuelle au blogue est venue d’un endroit assez inattendu : une publicité télédiffusée. En pleine semaine de lecture, assis devant ma télé à faire tout sauf de la lecture, une annonce passée sur Historia attira mon attention : « Que vos objectifs soient clairement identifiés ou non, venez trouver vos origines sur ancestry.ca ». J’ai aussitôt obéi!

Arrivé sur le site web ancestry.ca, on est frappé par ce qui est avancé en gros titre : « Découvrez la plus grande ressource généalogique en ligne au monde. ». Le contenu du site est donc assez évident : un outil web pour construire un arbre généalogique. Ce phénomène est apparemment suffisamment populaire pour justifier la création d’un tel site.  Puisqu’il vise une clientèle néophyte, le site est très convivial et « user-friendly ». Il rassemble une impressionnante quantité de documents rapidement accessibles provenant de différents pays. Par exemple, on peut y trouver la totalité des recensements canadiens entre 1851/51 et 1916, les registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec, annuaires des villes, mais aussi, les naissances, mariages et décès de l’Ontario, la liste des soldats canadiens de la Première et Deuxième Guerre mondiale, des documents sur l’immigration au Canada, etc. On retrouve aussi beaucoup de documents semblables sur les États-Unis et le Royaume-Uni rassemblés sur le site. La quantité de documents numérisés est phénoménale.

Le site ancestry.ca permet aussi aux utilisateurs de se bâtir un arbre généalogique interactif et évolutif. À partir du site web même, on peut établir des liens de parenté sur plusieurs générations aux files des recherches qui avancent. On peut aussi partager nos trouvailles avec d’autres membres de la famille qui pourront eux aussi contribuer aux recherches. Il est même possible d’utiliser le travail des autres utilisateurs du site! Si l’intérêt pour des recherches personnelles est évident, peut-on en dire autant un historien? Sans aucun doute. Le principal attrait pour un chercheur professionnel vient de la facilité et de la rapidité avec laquelle on peut avoir accès à une très grande quantité de sources. Certes, le site s’appelle ancestry et il est conçu pour la généalogie ; et alors! Rien ne nous empêche d’utiliser ces sources pour d’autres fins. Et qui a dit qu’on devait faire NOTRE arbre généalogique?

Tout ceci est trop beau pour être vrai; il y a donc un hic, un petit hic : Le site est payant. Quinze dollars par mois, ou cent-vingt par année. De plus, le moteur de recherche est construit pour répondre à une demande de généalogie. Il faut donc faire de la gymnastique informatique pour arriver à des données brutes. Mais on ne pourrait reprocher à ancestry.ca de vouloir accomplir son mandat de généalogie, ce qu’il fait très bien d’ailleurs. La « plus grande ressource généalogique en ligne au monde »? Je ne sais pas, mais certainement assez grande pour répondre aux besoins.

Ancestry.ca

En août 2010, un ambitieux projet de recherche historique a vu le jour. Suite au colloque international sur les Filles du Roy qui s’est tenu à Québec dans le cadre du 400e anniversaire de la ville, un groupe de personnes intéressées par l’histoire des femmes ont décidé de faire la lumière sur ces envoyées « spéciales » de Louis XIV. La Société d’histoire des Filles du Roy a ainsi été formée avec comme objectif de faire sortir de l’oubli, mais surtout, de réhabiliter ces femmes à la réputation salie par un jeu de mots trop simpliste qui court depuis 300 ans ; Filles du Roy, Filles de joie. Pour ce faire, un inventaire de chacune d’elle sera fait afin de retrouver leurs origines françaises, leur famille, condition sociale, descendances, etc.

Le site internet de la Société d’histoire des Filles du Roy est tout aussi ambitieux que le projet lui-même. Afin d’assurer la diffusion internationale, le groupe entretient efficacement un site web. Utilisant le moteur de blogue WordPress, le site est facilement navigable et il est mis à jour assez régulièrement pour nous tenir informés de l’évolution du projet. Il permet aussi de rendre accessibles les derniers résultats de recherche au grand public. Par exemple, l’une des pages ajoutées quelques semaines après l’ouverture du site présente un tableau avec le nom des époux des Filles du Roy. Ces informations sont potentiellement intéressantes pour la généalogie. D’ailleurs, l’un des objectifs de la SHFR est justement de « développer la généalogie par les femmes en établissant des lignées matrilinéaires » des Filles du Roy.

Puisque le site vient tout juste d’être mis en place, il est difficile d’évaluer pour l’instant son impact sur la recherche historienne. La SHFR fait toutefois un appel intéressant aux apprentis historiens en quête d’un sujet de Maître : pourquoi ne pas leur donner un coup de main? Une fois l’inventaire terminé, celui-ci pourra servir pour d’autres recherches quantitatives de tout genre ne visant pas exclusivement les Filles du Roy. Pour ce qui est de la qualité du site, on note surtout la simplicité esthétique qui n’enlève toutefois rien au contenu et rend la navigation encore plus facile. Même si on ne doute pas de la qualité des informations diffusées sur le site, on apprécierait toutefois que les mises à jour ou les nouvelles pages du site soient signées par autre chose qu’un simple pseudonyme.

http://lesfillesduroy-quebec.org/

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Pour favoriser l’accessibilité aux archives, beaucoup de bibliothèques numériques nous offrent un large éventail d’archives en ligne. Des bibliothèques comme Gallica ou BAnQ mettent à la disposition des usagers de nombreux documents d’archives qui sont faciles à visualiser sur Internet.
Dernièrement, je suis tombée sur le site Réseau francophone des bibliothèques numériques. Le RFBNN a été créé en 2006, à Paris, par les bibliothèques nationales de la Belgique, de la France, du Canada, du Québec, du Luxembourg et de la Suisse. Par la suite, la bibliothèque d’Alexandrie a rejoint le groupe. Aujourd’hui, nous retrouvons des archives de ces pays, mais aussi du Cambodge, d’Haïti, du Madagascar, du Maroc et de la Tunisie. Sur le RFBNN, nous retrouvons cinq types de documents : des Journaux, des Revues, des Livres, des Cartes et Plans, ainsi que des Archives.
Les catégories Archives, Cartes et Plans et Livres ne disposent pas d’un très grand nombre d’archives. Par exemple, dans la catégorie des Cartes et Plans, nous retrouvons seulement des cartes du Canada et du Québec. La section Revues comporte un peu plus de documents d’archives. C’est notamment la section Québec qui est la plus fournie. Nous y retrouvons notamment des revues comme L’action nationale (1933-2005), revue à saveur politique et Le passe-temps (1895-1949), revue musicale.
Je dirais que la section la plus intéressante et la plus documentée est la section journaux. Dans cette section, plusieurs journaux de plusieurs pays y sont présents comme la Belgique, Haïti, la Tunisie et le Madagascar. Pour le Québec, il y a 9 journaux disponibles, dont La Minerve, Le petit journal ou Le Canadien. Plusieurs numéros de ces journaux sont disponibles.
Le fait que le site regroupe diverses bibliothèques nationales rend la recherche beaucoup plus efficace et facile. Par contre, pour l’instant, le site est incomplet. Il est évident que s’il continue à se développer, il pourrait devenir un site très pratique.

Adresse du site: http://www.rfbnn.org/search
Sur ce, merci et joyeuse fêtes!

Josianne

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Ouvert depuis 1993, le United States Holocaust Memorial Museum de Washington D.C. présente sur son site Web des données complètes et diversifiées sur l’Holocauste, mais également sur la prévention actuelle des génocides. L’organisme qualifie lui-même son site de « world’s leading online authority on the Holocaust »… L’information de l’Encyclopédie de la Shoah est présentée dans une douzaine de langues, dont le français. Cependant, ce ne sont pas toutes les pages du site qui sont traduites. On compte sur le site plus d’une soixantaine d’expositions virtuelles regroupées par thématiques : camps, propagande, etc. Il est facile de s’y retrouver grâce aux résumés présentés pour chacune des expositions. Ces dernières sont aisément accessibles à toutes les clientèles. On compte d’ailleurs une vaste section comptant de nombreuses ressources pour les enseignants et étudiants. Le United States Holocaust Memorial Museum diffuse également des documents audiovisuels (films d’archives, témoignages de survivants, documentaires, etc.) sur son canal YouTube. L’interface du site est sobre et simple d’utilisation.

La section qui s’adresse davantage aux historiens est bien entendu la portion recherche du site. On y retrouve des archives accessibles en ligne contenant notamment un catalogue de photographies ainsi qu’un projet d’histoire orale des survivants. Le United States Holocaust Memorial Museum prête également des artéfacts de ses archives. La demande doit cependant être soumise neuf mois à l’avance. Il est également possible d’écouter de musique de l’époque sur le site. L’installation de Real Player est toutefois nécessaire.

Bref, il s’agit ici d’un court éventail de toutes les ressources présentes sur le site. Il est impressionnant de constater la quantité de données disponibles et accessibles par le Web. L’interface du site principal gagnerait peut-être à être améliorée au point de vue des couleurs. Ceci ne nuit toutefois pas à la navigation qui demeure fonctionnelle. L’ajout d’un fil d’Ariane à l’intérieur du site principal serait toutefois intéressant, mais il s’agit ici de quelques défauts mineurs. Après tout, il n’est peut-être pas prétentieux pour le United States Holocaust Memorial Museum d’affirmer qu’il est le leader mondial en la matière.

Adresse : http://www.ushmm.org/

Julie

Dans le cadre du cours Gestion de projet en histoire de la session d’hiver 2009, nous avons été en contact avec un portail d’archives qui propose un concept particulier d’exposition virtuelle. En effet, l’exposition Montréal, 500 ans d’histoire en archives organisée conjointement entre la ville de Montréal et le groupe d’archivistes de la région de Montréal (GARM) est une bonne façon d’initier le grand public au monde des archives.

Cette exposition nous fait découvrir l’histoire de Montréal depuis sa fondation jusqu’à l’obtention de son statut de métropole du Québec vers 1960. L’exposition virtuelle se démarque notamment pour l’originalité du scénario. En effet, les archives qui y sont présentées sont accompagnées du texte condensé de l’ouvrage de Paul-André Linteau, Brève histoire de Montréal, publié en 1992. L’exposition est divisée en 12 chapitres. Chaque chapitre suit généralement un ordre chronologique et fait référence à une période marquante de la ville. Par exemple, nous retrouvons les chapitres suivants : Hochelaga (1500-1642), Ville française (1642-1655), Crise et guerre (1930-1945), etc. Différentes thématiques sont présentées dans chacun des chapitres et elles sont accompagnées d’archives en lien avec ceux-ci. Plus de 700 archives sont disponibles dans cette exposition.

Je trouve que ce portail est un bon moyen pour le public de découvrir l’histoire de la ville tout en s’initiant aux archives. Le fait de proposer une trame historique et d’y ajouter des archives pertinentes en lien avec les différentes thématiques rend la visite plus agréable et plus facile pour le grand public. De plus, le fait d’utiliser les textes de Paul-André Linteau donne une touche d’originalité à ce parcours virtuel. Je crois que l’exposition créée par le GARM est une réussite et qu’elle doit servir d’exemple pour les régions qui désirent rendre accessibles au public leurs archives qui, nous le savons, ne sont pas nécessairement très attrayantes pour tout le monde.

Le GARM, cofondateur de cette exposition, est une organisation fondée en 1982 par des archivistes de la région montréalaise qui avait pour objectif de faire l’acquisition d’archives privées. Aujourd’hui, 22 institutions sont membres du GARM dont le BAnQ, l’Université de Montréal, l’UQAM, l’Université McGill. Le GARM s’est joint à la ville de Montréal pour offrir un portail Internet qui offre un service de recherche des archives de la région. Bref, c’est par de telles initiatives que le public peut lui aussi se plonger dans le merveilleux monde des archives!

Adresse de l’exposition : http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/500ans/portail_archives_fr/accueil.html
Adresse du portail :
http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=4357,5950046&_dad=portal&_schema=PORTAL

Josianne

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En effectuant des recherches sur Google Earth, j’ai découvert le site de la collection de cartes historiques de David Rumsey. Cette collection comprend plus de 150 000 documents amassée par David Rumsey depuis plus de 30 ans. Les 18e et 19e siècles sont les périodes les plus représentées dans la collection, mais des cartes plus anciennes et plus récentes sont aussi présentes en grand nombre. Pour les lieux géographiques, malgré une prépondérance des États-Unis, toutes les régions du monde sont représentées.

Ce qui rend cette collection aussi intéressante, c’est l’accessibilité dont elle bénéficie. En effet, plus de 20 000 cartes de la collection sont disponibles en ligne de manière gratuite. Celles-ci ont été numérisées en haute résolution et lorsque l’on parcourt les différents documents, tous les détails techniques sont offerts. Le site web est rapide, efficace et donne tous les outils nécessaires pour consulter ce vaste ensemble de cartes. Il est recommandé d’utiliser le LUNA Browser, car l’autre outil utilisant le java est un peu plus lourd et moins intuitif. Autre point intéressant, plus de 150 cartes de la collection ont été intégrées à Google Earth et Google Maps. Cette utilisation croisée permet de voir, par exemple, une carte de Québec datant de 1759 sur le site actuel de la ville.

Québec

Carte de la ville de Québec en 1759 dans Google Earth

Pour les historiens, la collection de cartes historiques de Rumsey recèle un potentiel important de par sa qualité et son accessibilité. De plus, ce site offre du contenu sur Google Earth et Google Maps, ce qui permet de rejoindre un public encore plus grand. C’est un projet de grande envergure qui réussit à partager une immense collection de cartes de manière efficace et ce gratuitement. Bref, ce site vaut certainement un détour et représente un projet de nature historique majeur sur Internet.

Adresse : David Rumsey Historical Map Collection

Thomas

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oct/09

31

Computer History Museum

Situé dans la Silicon Valley en Californie, le Computer History Museum, comme son nom l’indique, présente l’histoire de l’ordinateur et de l’informatique. Bien que le musée soit situé à une distance considérable du Québec, son site internet ne regorge pas moins d’informations sur le sujet. En effet, plusieurs expositions peuvent être visitées en ligne. On y présente des lignes du temps complètes portant notamment sur l’histoire de l’ordinateur et l’histoire de l’internet. Ces expositions virtuelles sont facilement accessibles au grand public. Un résumé de chacune d’entre elles est présent sur le site permettant ainsi de mettre le visiteur en contexte. L’utilisateur peut y naviguer sur le site très facilement. Les sections sont clairement identifiées dans une interface épurée aux couleurs vives et attrayantes.

Pour les historiens, la section la plus intéressante est sans contredit celle intitulée « Explore ». En effet, c’est dans celle-ci que nous retrouvons la collection et les documents de recherche du CHM. Comme il est mentionné sur le site, tous les documents dans la collection du musée ne sont pas numérisés. Du moins, la collection en ligne présente plus de 69 000 documents. On y retrouve entre autres des transcriptions d’entrevues et de discussions orales entre les pionniers et les acteurs de l’histoire de l’informatique, mais aussi une collection intéressante de dépliants de ventes et de publicités sur les ordinateurs. Malheureusement, bien que la navigation dans le site soit très agréable et fonctionnelle, on ne peut en dire autant de la fonction de recherche dans le catalogue. Il est en fait impossible d’y effectuer de recherche avancée, ni même de recherche simple par catégorie (auteur, titre, etc.) Par exemple, en tapant le terme de recherche « apple » on se retrouve avec une multitude de pages de documents. Peu pratique. Du moins, les archives complètes sont accessibles de façon payante moyennant un abonnement au musée (40$ US/an pour un étudiant). Il est à noter que le CHM diffuse sur son canal YouTube des vidéos d’archives, des entrevues et des conférences concernant l’histoire de l’informatique.

Malgré la recherche difficile dans la collection, le site internet du Computer History Museum est une ressource incontournable pour quiconque voulant apprendre sur l’histoire de l’informatique.

Adresse : http://www.computerhistory.org/

Julie

Lors de ma dernière entrée dans ce blogue, je vous ai fait part de l’une de mes angoisses existentielles, le fait de ne pas pouvoir accéder aux archives de la BBC, alors que je suis supposément un sujet de Sa lointaine et vieillissante Majesté britannique.

À force de courage (clin d’oeil falardien), j’ai réalisé que le fameux discours de Chamberlain où il déclare la guerre à l’Allemagne, celui-là même qui n’est pas disponible pour votre humble pamplétaire sur le site de la BBC, est accessible en version plus courte sur le site YouTube.

Cette source quasi-infini de ressources visuelles qu’est YouTube a vu le jour en février 2005 seulement. Le principe derrière ce concept de site ressemble un peu à un Wiki car tous les usagers (ceux inscrit au site, donc présence d’un certain contrôle de l’information diffusée) peuvent participer en envoyant leur propres vidéos ou des vidéos qu’ils ont trouvé ailleurs. Sur le matériel déjà en ligne, l’usager peut noter et commenter. Pour favoriser la recherche de son vidéo, l’auteur peut ajouter des mots-clés et catégoriser sa contribution au site. YouTube, de son côté, s’assure de la légalité du matériel mis en ligne (Voir tous les litiges et procès opposant le site à de grands réseaux de production ou de télévision) et met en relation les vidéos permettant alors à l’usager de voir d’autres éléments pouvant l’intéresser tels que d’autres discours de Chamberlain ou d’autres déclarations de guerre.

Comme je l’ai dit précédemment dans mon titre, dès lors que des individus mettent en ligne un contenu relié à l’histoire, YouTube sert d’immense archive internationale de documents visuels. Je peux autant écouter le « Vive le Québec libre » de De Gaulle (1967), que le « Happy Birthday Mr President » de Marilyn Monroe (1962) ou le « We will fight them on the beaches » de Winston Churchill (1940) et ce à un clic de souris.

Bien entendu, il y a quelques défauts chez YouTube. En effet, comme dans plusieurs autres archives numériques, on ne peut pas trouver des vidéos de tous les évènements, car les évènements moins populaires sont jugés moins pertinents par les utilisateurs de YouTube ou ne sont pas encore numérisés par les possesseurs des bandes originales. Avec le temps, comme presque tout est filmé aujourd’hui à partir de caméras personnelles, d’appareils photographiques ou de cellulaires, la collection visuelle concernant les évènements contemporains sera un jour très utile aux historiens.

www.youtube.com

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