L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

CAT | Archive numérique

 

L’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française est un ouvrage multimédia en ligne depuis 2008, financée en partie dans le cadre du programme Fonds interactif du Canada de Patrimoine canadien. L’objectif poursuivi par l’encyclopédie est de décrire le patrimoine par la participation de spécialistes sur la question en présentant les principaux éléments patrimoniaux de l’Amérique française. De plus, l’encyclopédie veut créer un lieu de réflexion et d’exploration sur les manières que le patrimoine se constitue.

 

Pour parvenir à ses objectifs, l’encyclopédie utilise plusieurs approches. De fait, il y a beaucoup plus que des articles rédigés par des spécialistes. Par exemple, on retrouve des capsules vidéo de toutes sortes comme des documentaires, des extraits d’événements importants comme le référendum de 1995, des méthodes de fabrications de différents produits, des reconstitutions historiques, des événements sportifs et de commémorations, etc. Ces documents audiovisuels se rattachent tous à un élément du patrimoine de l’Amérique française et sont parfois reliés à des articles scientifiques de l’encyclopédie.

De plus, le contenu de cette encyclopédie comprend même un répertoire d’extraits de chansons très hétéroclites toujours en lien avec le patrimoine de l’Amérique française. Il y a des chansons des années 1900 à 2009 allant de La Bolduc aux Trois Accords.

Par la suite, une vaste banque de données d’images est présente sur le site internet. Par ailleurs, une section nommée : « 360° » permet de voir certains objets sur 360 degrés pour mieux voir certaines caractéristiques précises. En outre, cette section comprend aussi des lieux précis comme la Basilique Notre-Dame de Québec, qui reprend ce même concept, mais avec une série de photo prise de façon à obtenir une vision de 360 degrés sur les lieux.

Par ailleurs, l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française offre aux enseignants du secondaire et du collégial un outil pour se servir du site internet dans leurs classes en offrant un plan chronologique avec des articles et des vidéos reliés à l’enseignement de l’histoire du Québec, par l’entremise du patrimoine.

Pour la dernière section, on retrouve une série de jeux sérieux qui aborde les sujets du patrimoine, de la traite des fourrures, des chansons francophones des années 1900 à 2009 et du théâtre francophone.

 

L’intérêt des historiens pour ce site réside dans le fait qu’il s’agit d’une véritable plateforme de diffusion du patrimoine culturel de l’Amérique française, qui est en constante évolution. De fait, on peut aller jusqu’à dire que l’Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française est même un mécanisme de patrimonialisation, puisqu’au lieu d’insister sur le caractère permanent du patrimoine, comme on le voit souvent, l’Encyclopédie le présente comme un phénomène dynamique, toujours en construction. De plus, il ne s’agit pas seulement d’une synthèse des connaissances acquises sur les divers sujets traités, l’Encyclopédie tente de démontrer les mécanismes et les usages sociaux du patrimoine aujourd’hui. En outre, elle fait appel à des nouveaux modes de diffusion pour présenter le patrimoine.

 

Par contre, même si cette encyclopédie s’est méritée la mention Coup de cœur des prix Mérites du français 2011, elle est toujours en constante évolution et contient quelques lacunes. Par exemple, il y a au total 331 articles, ce qui représente encore aujourd’hui une faible proportion des éléments présents du patrimoine culturel de l’Amérique française. De plus, lorsque l’on soumet un texte à l’Encyclopédie, on exige une bibliographie de 5 à 10 titres, par contre il n’y a pas de directive sur les notes en bas de pages. Ce faisant, certains textes présents gagneraient beaucoup plus en valeurs pour les historiens s’il y avait davantage de référence en note en bas de page. Ensuite, les vidéos complètent bien certains articles. Par contre, le répertoire des chansons est quelque peu laissé à lui-même puisqu’aucun lien n’est fait avec les articles. Le seul lien que l’on retrouve avec le reste du site est lorsque l’on joue au jeu sérieux des chansons francophones, puisqu’il donne l’histoire de certaines chansons en périphérie. Par la suite, la section des images et des objets sur 360 degrés est intéressante et très immersive lorsque l’on choisit l’intérieur d’un bâtiment. Cependant, pour les objets en 360 degrés, certains d’entre eux semblent peu pertinents, une simple image pourrait suffire, en d’autres mots une image en deux dimensions peut donner la même information que celle en 360 degrés. Pour ce qui est de la partie pour les enseignants, elle est bien construite et constitue un support intéressant pour ceux-ci.

 

En somme, il s’agit d’une encyclopédie très intéressante qui offre tout de même beaucoup d’informations sur le patrimoine culturel de l’Amérique française et qui va certainement gagner en pertinence au fil des années par l’accumulation de documents sur le patrimoine.

 

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oct/14

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CartoDB : Le SIG à son meilleur

 

Comme son nom l’indique, CartoDB est un logiciel de cartographie reliant une base de données. Plus précisément, il s’agit d’un système d’information géographique (SIG), c’est-à-dire un système permettant de présenter, d’organiser et de créer des données alphanumériques spatialement référencées, autrement dit géoréférencées, pour permettre au final de produire des cartes et des plans.

 

Ce moteur cartographique d’analyse et de visualisation basé sur le « cloud » donne la possibilité d’utiliser des données géoréférencées en format xls, csv, kml, sql, geojson et plus encore. Parfois, ces données sont déjà présentes dans CartoDB, mais il est aussi possible de retrouver des « opendata » pour élargir, améliorer et faciliter la création de la carte que l’on désire réaliser. Une fois la base de données établie dans le système, on peut faire apparaître les données sur la carte selon différents modes de représentations des données, comme par des points, des polygones et des lignes. De plus, plusieurs outils de customisations permettent d’agencer l’aspect graphique de la présentation des données sur la carte. Par la suite, on peut jumeler les premières données rentabilisées, avec une seconde base de données, pour pouvoir les mettre en perspectives en les observant simultanément sur la carte.

 

CartoDB met à notre disposition des données accessibles en termes de format et crée des outils pour améliorer le traitement de celles-ci. Ce faisant, plusieurs organismes ou individus peuvent utiliser ce système pour parvenir à déceler différentes variables mises ensemble. De cette façon, le « crowdsourcing » peut être utilisé pour développer la quantité et la qualité des bases de données. En somme, l’objectif principal de CartoDB est de donner une accessibilité aux outils géomatiques à un public le plus large possible tout en demeurant un outil complet pour les experts.

 

Pour les historiens, CartoDB procure une plateforme aux possibilités presque infinies. Par exemple, on peut mettre en image des phénomènes particuliers en apposant plusieurs bases de données en relations pour en ressortir un propos remarquable visuellement. D’ailleurs, plusieurs travaux d’historiens recourent aux SIG pour maximiser la compréhension et l’élaboration de leurs propos. De ce fait, CartoDB est un outil de choix pour ceux-ci tout comme pour plusieurs organismes réputés comme l’université Harvard, le National Geographic, la Croix-Rouge, la NASA et plusieurs autres.

 

Par contre, lorsque la base de données que l’on désire n’est pas disponible et que l’on doit la créer de toute pièce avec les données récoltées préalablement, la complexité du logiciel s’accentue radicalement. De ce fait, des compétences dans la programmation deviennent de précieux atouts dans la réalisation. En outre, élaborer une base de données de ce type requiert en plus des compétences nécessaires une charge de travail importante, alors l’historien doit se demander si la réalisation d’une telle entreprise est nécessaire et si cela vaut la peine d’investir une grande partie de son temps à l’élaboration de la carte pour son propos.

 

En somme, au fil du temps, CartoDB va devenir un outil de plus en plus complet par l’entremise des individus et organismes travaillant à élaborer des bases de données géoréférencées. Par contre, il y aura toujours de nouvelles voies à explorer pour les historiens dans l’analyse spatiale, alors ils devront développer des compétences connexes dans la programmation dans ces types de bases de données pour parvenir à leur fin. De façon générale, ce logiciel permet d’améliorer facilement le design, de bien véhiculer l’information entre les différents membres et de donner une plateforme pratiquement complète dans la gestion de données géospatiales. Par contre, il faut rappeler que CartoDB devient rapidement complexe lorsque l’on veut pousser l’analyse avec nos propres données, mais pas inaccessible à l’apprentissage et qu’il devient un outil payant à partir d’une certaine taille d’informations.

 

 

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La principale difficulté dans l’étude du parcours de Vincent van Gogh est le quasi-silence des médias de son époque à son sujet. Ce constat peut paraitre difficile à croire de nos jours puisque la renommée de l’artiste n’est plus à prouver, mais ce serait oublier que celui-ci n’a même jamais vendu une de ses toiles de son vivant. Devant ce vide « public », que reste-t-il aux historiens d’art, presque deux-cent ans après sa mort, pour analyser sa vie, sa posture ou son parcours?

 

Le site « Vincent van Gogh, The Letters », créé en collaboration avec le Van Gogh Museum et le Huygens Institute of the Royal Netherlands Academy of Arts and Sciences, tente de combler ce manque par la numérisation des discours privés de l’artiste dans ses correspondances. Au total, 902 lettres et 25 manuscrits sont maintenant accessibles en ligne à l’usage de tous. Il s’agit pour la plupart de lettres de l’artiste (736/902). Mais l’expérience ne s’arrête pas là : ce site regorge de ressources visant à faciliter, bonifier ou orienter le travail des chercheurs. Classés par blocs en haut de l’écran principal, les différents outils sont regroupés selon trois thématiques principales : les blocs gris et jaune sont dédiés à la recherche; le vert : au volet historique (tant de l’artistes et ses compères que de la publication de ses lettre); le gris : à des outils ou renseignements divers (à propos, chronologie, bibliographie, etc.). Chaque lettre manuscrite est de plus accompagnée de sa transcription dans la langue d’origine (néerlandais ou français), de sa traduction en anglais, de numérotation de lignes, de notes éditoriales et de croquis (si la lettre en contient). La langue anglaise fut sélectionnée dans l’optique principale d’une consultation internationale. Bref, vous l’aurez compris compte tenu de l’immense variété d’outils disponibles, cette édition numérique des lettres de Vincent van Gogh s’adresse d’abord et avant tout aux historiens d’art et de littérature désireux d’y appliquer étude textuelle ou contextuelle.

 

Toutes ces dernières étapes, jumelées à toute la recherche entourant les lettres, les personnages, le contexte et j’en passe, témoignent de l’énormité du projet en général. Au total, quinze années auront été nécessaires à sa conception et à sa production. Impressionnant, n’est-ce pas? Évidemment, mais je considère néanmoins qu’une plus judicieuse ou peut-être même plus simple organisation eût été préférable à une consultation optimale. D’abord, la disposition de toutes les colonnes de textes descriptifs me semble trop étroite, ce qui accentue chaque fois la sensation que tout est long, très long. Un texte davantage justifié et proportionné pourrait par exemple alléger la lecture. Ensuite, je me questionne sur la logique de présentation des différents outils. Dire qu’il y en a plusieurs serait un euphémisme, vous le constaterez d’un coup d’œil. Tous ces outils peuvent être intéressants dépendamment des besoins d’un chercheur, mais à mon sens, l’organisation ci-présente ne facilite pas toujours le travail de l’utilisateur. Les trois premiers « blocs » me semblent clairs et pertinents, mais le dernier donne l’impression d’avoir emmagasiné tout ce que les autres ne pouvaient contenir. En plus d’être situé le plus à droite de l’écran (donc normalement moindre en ordre d’importance), il contient en effet plusieurs types d’informations complémentaires ajoutées les unes à la suite des autres sans ordre ou organisation. Je comprends que le projet représente un travail titanesque, mais l’organisation devrait être davantage orientée en fonction de l’objectif initial : simplifier le travail de futurs chercheurs.

Josianne Dubé

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Pour mon entrée mensuelle au blogue, j’ai décidé de vous parler d’un site web créé pour accompagner l’émission J’ai la mémoire qui tourne diffusée sur la chaine Historia. Cette série en quatre épisodes, qui en est à sa deuxième saison, présente un habile montage de films de familles québécoises de différentes époques. En fait, l’accent est plutôt mis sur les premières années de la caméra amateur, soit entre 1930 et 1970. Puisque pour la plus large partie de la période concernée la nouvelle technologie ne permettait pas d’enregistrer le son, les producteurs ajoutent de la musique d’époque pour accompagner les images. Les films sont montés en différents épisodes d’une heure sous une même thématique, par exemple Le printemps ou Le monde.

Arrivé sur le site, on réalise rapidement que celui-ci est bien plus qu’un simple accompagnement du plat principal. Il est très bien organisé, facile à naviguer et agréable à regarder. Les épisodes, qu’on peut visionner sur le site lui-même, ne sont qu’une des composantes de l’ensemble. En plus de ceux-ci, on y retrouve une soixantaine de « webépisodes ». Regroupés en thématiques plus précises, ces montages de quelques minutes sont tout aussi intéressants. En fait, ces « webépisodes » traitent de sujets plus spécifiques qui nous aident à trouver plus rapidement une bande qui nous intéresse. J’ai la mémoire qui tourne, c’est aussi une grande collection de films de familles. Au total, 8500 séquences numérisées de longueurs variables qui sont rassemblées en différentes sections; et il est toujours possible d’en rajouter puisqu’Historia invite les gens à faire parvenir leurs films. En plus de quelques thématiques, comme « Québec », « Noël » ou encore « hockey », on peut parcourir la banque numérique sous les rubriques du « Qui », du « Quoi », du « Ou » et du « Quand ».

Le site contient aussi un blogue qui rassemble les commentaires de leurs « historiens ». Au nombre de sept, ces chroniqueurs, qui pour la plupart n’ont pas de formations en histoire, commentent certains extraits en soulignant davantage le côté historique ou en rappelant le contexte de l’époque. Certes, le site de J’ai la mémoire qui tourne est divertissant est bien fait. Mais il est limité quant à son utilité pour les historiens. D’abord, le texte identifiant les vidéo ne décrit que son contenu. Ainsi, on ne peut associer ni lieu ni personne aux films. Les rubriques et thématiques des séquences sont insuffisantes pour permettre une recherche efficace. D’ailleurs, le moteur de recherche se base sur ces descriptions. Donc, le site est difficile à utiliser pour de la recherche, mais il est très pertinent au niveau pédagogique. Le site contient d’ailleurs une section pour les professeurs. Différents montages de longueurs substantielles ont été réalisés pour les élèves du secondaire et du primaire. Quelle bonne idée!

http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/accueil

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L’inspiration pour ma contribution mensuelle au blogue est venue d’un endroit assez inattendu : une publicité télédiffusée. En pleine semaine de lecture, assis devant ma télé à faire tout sauf de la lecture, une annonce passée sur Historia attira mon attention : « Que vos objectifs soient clairement identifiés ou non, venez trouver vos origines sur ancestry.ca ». J’ai aussitôt obéi!

Arrivé sur le site web ancestry.ca, on est frappé par ce qui est avancé en gros titre : « Découvrez la plus grande ressource généalogique en ligne au monde. ». Le contenu du site est donc assez évident : un outil web pour construire un arbre généalogique. Ce phénomène est apparemment suffisamment populaire pour justifier la création d’un tel site.  Puisqu’il vise une clientèle néophyte, le site est très convivial et « user-friendly ». Il rassemble une impressionnante quantité de documents rapidement accessibles provenant de différents pays. Par exemple, on peut y trouver la totalité des recensements canadiens entre 1851/51 et 1916, les registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec, annuaires des villes, mais aussi, les naissances, mariages et décès de l’Ontario, la liste des soldats canadiens de la Première et Deuxième Guerre mondiale, des documents sur l’immigration au Canada, etc. On retrouve aussi beaucoup de documents semblables sur les États-Unis et le Royaume-Uni rassemblés sur le site. La quantité de documents numérisés est phénoménale.

Le site ancestry.ca permet aussi aux utilisateurs de se bâtir un arbre généalogique interactif et évolutif. À partir du site web même, on peut établir des liens de parenté sur plusieurs générations aux files des recherches qui avancent. On peut aussi partager nos trouvailles avec d’autres membres de la famille qui pourront eux aussi contribuer aux recherches. Il est même possible d’utiliser le travail des autres utilisateurs du site! Si l’intérêt pour des recherches personnelles est évident, peut-on en dire autant un historien? Sans aucun doute. Le principal attrait pour un chercheur professionnel vient de la facilité et de la rapidité avec laquelle on peut avoir accès à une très grande quantité de sources. Certes, le site s’appelle ancestry et il est conçu pour la généalogie ; et alors! Rien ne nous empêche d’utiliser ces sources pour d’autres fins. Et qui a dit qu’on devait faire NOTRE arbre généalogique?

Tout ceci est trop beau pour être vrai; il y a donc un hic, un petit hic : Le site est payant. Quinze dollars par mois, ou cent-vingt par année. De plus, le moteur de recherche est construit pour répondre à une demande de généalogie. Il faut donc faire de la gymnastique informatique pour arriver à des données brutes. Mais on ne pourrait reprocher à ancestry.ca de vouloir accomplir son mandat de généalogie, ce qu’il fait très bien d’ailleurs. La « plus grande ressource généalogique en ligne au monde »? Je ne sais pas, mais certainement assez grande pour répondre aux besoins.

Ancestry.ca

En août 2010, un ambitieux projet de recherche historique a vu le jour. Suite au colloque international sur les Filles du Roy qui s’est tenu à Québec dans le cadre du 400e anniversaire de la ville, un groupe de personnes intéressées par l’histoire des femmes ont décidé de faire la lumière sur ces envoyées « spéciales » de Louis XIV. La Société d’histoire des Filles du Roy a ainsi été formée avec comme objectif de faire sortir de l’oubli, mais surtout, de réhabiliter ces femmes à la réputation salie par un jeu de mots trop simpliste qui court depuis 300 ans ; Filles du Roy, Filles de joie. Pour ce faire, un inventaire de chacune d’elle sera fait afin de retrouver leurs origines françaises, leur famille, condition sociale, descendances, etc.

Le site internet de la Société d’histoire des Filles du Roy est tout aussi ambitieux que le projet lui-même. Afin d’assurer la diffusion internationale, le groupe entretient efficacement un site web. Utilisant le moteur de blogue WordPress, le site est facilement navigable et il est mis à jour assez régulièrement pour nous tenir informés de l’évolution du projet. Il permet aussi de rendre accessibles les derniers résultats de recherche au grand public. Par exemple, l’une des pages ajoutées quelques semaines après l’ouverture du site présente un tableau avec le nom des époux des Filles du Roy. Ces informations sont potentiellement intéressantes pour la généalogie. D’ailleurs, l’un des objectifs de la SHFR est justement de « développer la généalogie par les femmes en établissant des lignées matrilinéaires » des Filles du Roy.

Puisque le site vient tout juste d’être mis en place, il est difficile d’évaluer pour l’instant son impact sur la recherche historienne. La SHFR fait toutefois un appel intéressant aux apprentis historiens en quête d’un sujet de Maître : pourquoi ne pas leur donner un coup de main? Une fois l’inventaire terminé, celui-ci pourra servir pour d’autres recherches quantitatives de tout genre ne visant pas exclusivement les Filles du Roy. Pour ce qui est de la qualité du site, on note surtout la simplicité esthétique qui n’enlève toutefois rien au contenu et rend la navigation encore plus facile. Même si on ne doute pas de la qualité des informations diffusées sur le site, on apprécierait toutefois que les mises à jour ou les nouvelles pages du site soient signées par autre chose qu’un simple pseudonyme.

http://lesfillesduroy-quebec.org/

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Pour favoriser l’accessibilité aux archives, beaucoup de bibliothèques numériques nous offrent un large éventail d’archives en ligne. Des bibliothèques comme Gallica ou BAnQ mettent à la disposition des usagers de nombreux documents d’archives qui sont faciles à visualiser sur Internet.
Dernièrement, je suis tombée sur le site Réseau francophone des bibliothèques numériques. Le RFBNN a été créé en 2006, à Paris, par les bibliothèques nationales de la Belgique, de la France, du Canada, du Québec, du Luxembourg et de la Suisse. Par la suite, la bibliothèque d’Alexandrie a rejoint le groupe. Aujourd’hui, nous retrouvons des archives de ces pays, mais aussi du Cambodge, d’Haïti, du Madagascar, du Maroc et de la Tunisie. Sur le RFBNN, nous retrouvons cinq types de documents : des Journaux, des Revues, des Livres, des Cartes et Plans, ainsi que des Archives.
Les catégories Archives, Cartes et Plans et Livres ne disposent pas d’un très grand nombre d’archives. Par exemple, dans la catégorie des Cartes et Plans, nous retrouvons seulement des cartes du Canada et du Québec. La section Revues comporte un peu plus de documents d’archives. C’est notamment la section Québec qui est la plus fournie. Nous y retrouvons notamment des revues comme L’action nationale (1933-2005), revue à saveur politique et Le passe-temps (1895-1949), revue musicale.
Je dirais que la section la plus intéressante et la plus documentée est la section journaux. Dans cette section, plusieurs journaux de plusieurs pays y sont présents comme la Belgique, Haïti, la Tunisie et le Madagascar. Pour le Québec, il y a 9 journaux disponibles, dont La Minerve, Le petit journal ou Le Canadien. Plusieurs numéros de ces journaux sont disponibles.
Le fait que le site regroupe diverses bibliothèques nationales rend la recherche beaucoup plus efficace et facile. Par contre, pour l’instant, le site est incomplet. Il est évident que s’il continue à se développer, il pourrait devenir un site très pratique.

Adresse du site: http://www.rfbnn.org/search
Sur ce, merci et joyeuse fêtes!

Josianne

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Ouvert depuis 1993, le United States Holocaust Memorial Museum de Washington D.C. présente sur son site Web des données complètes et diversifiées sur l’Holocauste, mais également sur la prévention actuelle des génocides. L’organisme qualifie lui-même son site de « world’s leading online authority on the Holocaust »… L’information de l’Encyclopédie de la Shoah est présentée dans une douzaine de langues, dont le français. Cependant, ce ne sont pas toutes les pages du site qui sont traduites. On compte sur le site plus d’une soixantaine d’expositions virtuelles regroupées par thématiques : camps, propagande, etc. Il est facile de s’y retrouver grâce aux résumés présentés pour chacune des expositions. Ces dernières sont aisément accessibles à toutes les clientèles. On compte d’ailleurs une vaste section comptant de nombreuses ressources pour les enseignants et étudiants. Le United States Holocaust Memorial Museum diffuse également des documents audiovisuels (films d’archives, témoignages de survivants, documentaires, etc.) sur son canal YouTube. L’interface du site est sobre et simple d’utilisation.

La section qui s’adresse davantage aux historiens est bien entendu la portion recherche du site. On y retrouve des archives accessibles en ligne contenant notamment un catalogue de photographies ainsi qu’un projet d’histoire orale des survivants. Le United States Holocaust Memorial Museum prête également des artéfacts de ses archives. La demande doit cependant être soumise neuf mois à l’avance. Il est également possible d’écouter de musique de l’époque sur le site. L’installation de Real Player est toutefois nécessaire.

Bref, il s’agit ici d’un court éventail de toutes les ressources présentes sur le site. Il est impressionnant de constater la quantité de données disponibles et accessibles par le Web. L’interface du site principal gagnerait peut-être à être améliorée au point de vue des couleurs. Ceci ne nuit toutefois pas à la navigation qui demeure fonctionnelle. L’ajout d’un fil d’Ariane à l’intérieur du site principal serait toutefois intéressant, mais il s’agit ici de quelques défauts mineurs. Après tout, il n’est peut-être pas prétentieux pour le United States Holocaust Memorial Museum d’affirmer qu’il est le leader mondial en la matière.

Adresse : http://www.ushmm.org/

Julie

Dans le cadre du cours Gestion de projet en histoire de la session d’hiver 2009, nous avons été en contact avec un portail d’archives qui propose un concept particulier d’exposition virtuelle. En effet, l’exposition Montréal, 500 ans d’histoire en archives organisée conjointement entre la ville de Montréal et le groupe d’archivistes de la région de Montréal (GARM) est une bonne façon d’initier le grand public au monde des archives.

Cette exposition nous fait découvrir l’histoire de Montréal depuis sa fondation jusqu’à l’obtention de son statut de métropole du Québec vers 1960. L’exposition virtuelle se démarque notamment pour l’originalité du scénario. En effet, les archives qui y sont présentées sont accompagnées du texte condensé de l’ouvrage de Paul-André Linteau, Brève histoire de Montréal, publié en 1992. L’exposition est divisée en 12 chapitres. Chaque chapitre suit généralement un ordre chronologique et fait référence à une période marquante de la ville. Par exemple, nous retrouvons les chapitres suivants : Hochelaga (1500-1642), Ville française (1642-1655), Crise et guerre (1930-1945), etc. Différentes thématiques sont présentées dans chacun des chapitres et elles sont accompagnées d’archives en lien avec ceux-ci. Plus de 700 archives sont disponibles dans cette exposition.

Je trouve que ce portail est un bon moyen pour le public de découvrir l’histoire de la ville tout en s’initiant aux archives. Le fait de proposer une trame historique et d’y ajouter des archives pertinentes en lien avec les différentes thématiques rend la visite plus agréable et plus facile pour le grand public. De plus, le fait d’utiliser les textes de Paul-André Linteau donne une touche d’originalité à ce parcours virtuel. Je crois que l’exposition créée par le GARM est une réussite et qu’elle doit servir d’exemple pour les régions qui désirent rendre accessibles au public leurs archives qui, nous le savons, ne sont pas nécessairement très attrayantes pour tout le monde.

Le GARM, cofondateur de cette exposition, est une organisation fondée en 1982 par des archivistes de la région montréalaise qui avait pour objectif de faire l’acquisition d’archives privées. Aujourd’hui, 22 institutions sont membres du GARM dont le BAnQ, l’Université de Montréal, l’UQAM, l’Université McGill. Le GARM s’est joint à la ville de Montréal pour offrir un portail Internet qui offre un service de recherche des archives de la région. Bref, c’est par de telles initiatives que le public peut lui aussi se plonger dans le merveilleux monde des archives!

Adresse de l’exposition : http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/500ans/portail_archives_fr/accueil.html
Adresse du portail :
http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=4357,5950046&_dad=portal&_schema=PORTAL

Josianne

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En effectuant des recherches sur Google Earth, j’ai découvert le site de la collection de cartes historiques de David Rumsey. Cette collection comprend plus de 150 000 documents amassée par David Rumsey depuis plus de 30 ans. Les 18e et 19e siècles sont les périodes les plus représentées dans la collection, mais des cartes plus anciennes et plus récentes sont aussi présentes en grand nombre. Pour les lieux géographiques, malgré une prépondérance des États-Unis, toutes les régions du monde sont représentées.

Ce qui rend cette collection aussi intéressante, c’est l’accessibilité dont elle bénéficie. En effet, plus de 20 000 cartes de la collection sont disponibles en ligne de manière gratuite. Celles-ci ont été numérisées en haute résolution et lorsque l’on parcourt les différents documents, tous les détails techniques sont offerts. Le site web est rapide, efficace et donne tous les outils nécessaires pour consulter ce vaste ensemble de cartes. Il est recommandé d’utiliser le LUNA Browser, car l’autre outil utilisant le java est un peu plus lourd et moins intuitif. Autre point intéressant, plus de 150 cartes de la collection ont été intégrées à Google Earth et Google Maps. Cette utilisation croisée permet de voir, par exemple, une carte de Québec datant de 1759 sur le site actuel de la ville.

Québec

Carte de la ville de Québec en 1759 dans Google Earth

Pour les historiens, la collection de cartes historiques de Rumsey recèle un potentiel important de par sa qualité et son accessibilité. De plus, ce site offre du contenu sur Google Earth et Google Maps, ce qui permet de rejoindre un public encore plus grand. C’est un projet de grande envergure qui réussit à partager une immense collection de cartes de manière efficace et ce gratuitement. Bref, ce site vaut certainement un détour et représente un projet de nature historique majeur sur Internet.

Adresse : David Rumsey Historical Map Collection

Thomas

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