L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

CAT | Site pédagogique

Géré par la Fédération interrégionale du livre et de la lecture (FILL) et aidé par le Centre national du livre (CNL) et la Société française des intérêts des auteurs de l’écrit (Sofia), le site GéoCulture – La France vue par les écrivains propose depuis 2013 à ses usagers une expérience de « réalité augmentée de la littérature offrant une redécouverte, une réinvention d’un lieu […] ».[1] Cette expérience vous suggère de parcourir l’une des onze régions françaises présentées tout en écoutant ou en lisant un des 600 extraits de romans géolocalisés. Le lieu peut être un quartier, un bâtiment, un site naturel, une route, etc. Chaque extrait est relié à un emplacement géographique réel sur la carte de la région (via Google Map), un court texte décrivant son lien avec le territoire, l’œuvre entière, ainsi que son auteur. Les extraits d’œuvres anciennes y côtoient les plus récentes. En tant que lecteurs, vous êtes aussi invités à participer au développement du site en envoyant des extraits de romans sur les régions choisies. Parmi les objectifs principaux de ce site, nous retrouvons notamment : valoriser le patrimoine littéraire, toucher des publics éloignés de la lecture, participer à la valorisation des territoires ou s’inscrire dans la chaine du livre en tant que promoteur de l’édition contemporaine.

 

Outre les touristes mordus d’activités culturelles, cette expérience en ligne pourrait aussi intéresser des chercheurs en études littéraires s’intéressant par exemple à l’intégration du système d’information géographique en sciences humaines, à la géopoétique (esthétique des lieux dans la fiction), aux médiateurs littéraires (individus ou institutions ayant un certain pouvoir sur le livre) ou au concept de littérarité (ce qui fait d’un texte un texte littéraire). Ce dernier concept se trouve en effet au cœur du processus de sélection des extraits de texte du site. Les critères de sélection qui y sont appliqués pourraient s’avérer discutables : on affirme par exemple que les textes doivent « avoir été publiés par des maisons d’édition, être géolocalisables et posséder un caractère littéraire. » [2] Tout texte ne répondant pas à cette grille semble jugé indigne d’intérêts. Mais qu’est-ce qu’un texte géolocalisable? Et surtout, de quel caractère littéraire est-il question? Le site ne livre pas davantage d’informations sur le sujet, mais laisse du moins penser que la sélection n’est pas fortuite.

 

Parmi les autres éléments discutables, retenons-en deux. Commençons par la non-représentativité de l’ensemble de la communauté française. La sélection de onze régions sur vingt-sept, c’est soit beaucoup, soit très peu. Beaucoup dans le sens que l’on aurait pu expliquer l’étude d’une seule région (l’ensemble est trop vaste, le travail serait trop ardu). Très peu dans le sens que par rapport à l’ensemble, le résultat final est peu représentatif d’une France vue par les écrivains. Ensuite, accordons que l’idée de demander aux internautes de participer au développement du site possédait, dans l’intention, un certain charme. Mais qu’en est-il au final? La sélection très orientée des textes (évoquée plus haut) ne contredit-elle pas cette idée « d’entraide » communautaire ? Ces deux derniers points peuvent sembler vétilleux de prime abord, mais représentent pourtant bel et bien des choix réels ayant des impacts concrets sur toute la chaine du livre.

 

Les différents médiateurs du livre influencent tous plus ou moins les critères de littérarité au fil du temps. La reconnaissance de leur pratique (par les pairs ou le public) demeure l’un des facteurs importants influençant le pouvoir qu’ils en retirent. À ce stade, ce site demeure peu connu dans le milieu littéraire international. Mais il n’est en ligne que depuis 2013. S’il acquiert une certaine notoriété dans le futur, espérons qu’il saura accorder une exposition plus équitable des romans français en général.

[1] : Site internet GéoCulture – La France vue par les écrivains, « Contribuer », 2014, p. 1.

[2] : Site internet GéoCulture – La France vue par les écrivains, « Contribuer », 2014, p. 1.

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Dans le domaine des outils historiens sur le web, un problème fondamental est celui de la diffusion auprès du public. Il peut être ardu de rejoindre le plus grand nombre, à moins de partir d’une entité déjà largement reconnue. C’est le cas de la section historique en ligne de la BBC, un fragment d’un acteur médiatique établi mis au service de la connaissance de l’histoire auprès du plus grand nombre.

Qu’est-ce que c’est?

BBC History (http://www.bbc.co.uk/history/0/) est une section du site internet de la British Broadcasting Corporation, le radio- et télé-diffuseur public national du Royaume-Uni. Comme tout site médiatique, il y a une section nouvelles, une section sports, météo, culture, et ainsi de suite. Comme la BBC (« Auntie Beeb » pour les Anglais, traduisible en québécois par «Matante Bibi») a aussi un mandat éducatif, la section History  a été instaurée. Elle vise à rassembler en un seul endroit tous les programmes, publications, articles, éditoriaux et autres à caractère historique émanant de tous les éléments (radio, télé, web) de la BBC. BBC History est donc tout d’abord un portail web, très simple en soi, dont la qualité dépend foncièrement de la qualité des articles publiés.

 

Comment on l’utilise?

BBC History est un site d’accès public gratuit, en anglais bien sûr. Sur sa page d’accueil, on retrouve diverses sous-sections. La principale est la sections actualités, qui rassemble les nouvelles et articles publiés récemment qui présentent une facette historique. Pour la plupart, ce sont des textes sur le web. En barre latérale, on retrouve de nombreux vidéos, extraits audio et reportages liés à l’histoire.

Plus bas, une section permet d’accéder aux documentaires historiques présentés à la télévision et à la radio. (Malheureusement, à cause des restrictions de droits de diffusion, le logiciel iPlayer version vidéo ne fonctionne pas au Canada. Cependant, iPlayer radio est accessible globalement. Il est possible d’atteindre cela en passant directement par le site de iPlayer, catégorie Factual, puis History)

Plus bas encore, on retrouve les liens vers les sections spécialisées en profondeur (British History, World Wars, Ancient History, History for Kids…) et finalement un module qui répertorie les événements à caractère historique en Grande-Bretagne, comme les expositions et les conférences.

Il y a au bout du site une case de recherche pour permettre aux Britanniques de découvrir les activités historiques offertes dans leur voisinage.

 

Que retrouve-t-on comme sujets?

Il y a une très grande variété parmi les articles récents. Certains concernent des découvertes archéologiques, d’autres sont des articles narratifs (ou même polémiques!) sur un point d’histoire et d’autres encore se rapportent à l’historiographie d’une sujet. Plusieurs sont motivés par des évènements actuels et tentent d’expliquer les racines du présent.

Parmi les sections permanentes qui contiennent une plus grande profondeur d’analyse, on retrouve les sections British History (Îles Britanniques), Ancient History (Antiquité), Family History (généalogie), History for Kids (éducation et activités jeunesse), World Wars (Guerres Mondiales), Historic Figures (personnages historiques), Recent History (contemporain) et On This Day (éphémérides).

L’index alphabétique de toutes les sections reste probablement l’endroit le plus crucial pour l’historien, entre autre y sont accessibles les sections interactives Hands on History, qui sont les parties les lus conceptuellement modernes du portail, avec une grande quantité d’applications web, d’activités, d’accès aux ressources dans le but d’intéresser les jeunes.

Si le Royaume-Uni occupe une part importante de l’espace du portail, BBC History présente un éventail remarquablement global de thèmes, dans le temps et dans l’espace. Sans doute une conséquence de la portée immense de la langue anglaise et de l’héritage de l’Empire Britannique, la BBC se veut le média le plus international sur terre, avec sa multitude de versions locales, du swahili à l’urdu. La BBC est une institution nationale avec des moyens non négligeables et une culture institutionnelle qui favorise un haut niveau de qualité.

 

Qu’est-ce que ça procure à l’historien?

Le portail BBC History est tout d’abord un moyen de rester en contact avec le monde et ses aspects historiques. Ce n’est certes pas l’endroit pour  une étude approfondie d’un sujet étroitement spécifique, mais l’étendue de son champ d’action mérite au moins l’intérêt de l’historien humaniste.

Les sections spécialisées et audio-visuelles ont un usage notable pour l’enseignement, avec des capsules sur une grande variété de sujets. Elles peuvent servir à approfondir un sujet, égayer l’expérience pédagogique, présenter une perspective locale (voir le programme radio Witness pour une démonstration des possibilités)  et exercer la compréhension de l’anglais.

En bref, BBC History est un portail très intéressant, et un modèle pour les autres diffuseurs publics nationaux à travers le monde. Il est à noter que le portail a donné naissance à un magazine papier compagnon, History Extra.

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Pour mon entrée mensuelle au blogue, j’ai décidé de vous parler d’un site web créé pour accompagner l’émission J’ai la mémoire qui tourne diffusée sur la chaine Historia. Cette série en quatre épisodes, qui en est à sa deuxième saison, présente un habile montage de films de familles québécoises de différentes époques. En fait, l’accent est plutôt mis sur les premières années de la caméra amateur, soit entre 1930 et 1970. Puisque pour la plus large partie de la période concernée la nouvelle technologie ne permettait pas d’enregistrer le son, les producteurs ajoutent de la musique d’époque pour accompagner les images. Les films sont montés en différents épisodes d’une heure sous une même thématique, par exemple Le printemps ou Le monde.

Arrivé sur le site, on réalise rapidement que celui-ci est bien plus qu’un simple accompagnement du plat principal. Il est très bien organisé, facile à naviguer et agréable à regarder. Les épisodes, qu’on peut visionner sur le site lui-même, ne sont qu’une des composantes de l’ensemble. En plus de ceux-ci, on y retrouve une soixantaine de « webépisodes ». Regroupés en thématiques plus précises, ces montages de quelques minutes sont tout aussi intéressants. En fait, ces « webépisodes » traitent de sujets plus spécifiques qui nous aident à trouver plus rapidement une bande qui nous intéresse. J’ai la mémoire qui tourne, c’est aussi une grande collection de films de familles. Au total, 8500 séquences numérisées de longueurs variables qui sont rassemblées en différentes sections; et il est toujours possible d’en rajouter puisqu’Historia invite les gens à faire parvenir leurs films. En plus de quelques thématiques, comme « Québec », « Noël » ou encore « hockey », on peut parcourir la banque numérique sous les rubriques du « Qui », du « Quoi », du « Ou » et du « Quand ».

Le site contient aussi un blogue qui rassemble les commentaires de leurs « historiens ». Au nombre de sept, ces chroniqueurs, qui pour la plupart n’ont pas de formations en histoire, commentent certains extraits en soulignant davantage le côté historique ou en rappelant le contexte de l’époque. Certes, le site de J’ai la mémoire qui tourne est divertissant est bien fait. Mais il est limité quant à son utilité pour les historiens. D’abord, le texte identifiant les vidéo ne décrit que son contenu. Ainsi, on ne peut associer ni lieu ni personne aux films. Les rubriques et thématiques des séquences sont insuffisantes pour permettre une recherche efficace. D’ailleurs, le moteur de recherche se base sur ces descriptions. Donc, le site est difficile à utiliser pour de la recherche, mais il est très pertinent au niveau pédagogique. Le site contient d’ailleurs une section pour les professeurs. Différents montages de longueurs substantielles ont été réalisés pour les élèves du secondaire et du primaire. Quelle bonne idée!

http://jailamemoirequitourne.historiatv.com/accueil

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Déc/09

17

Les « serious games » sur internet

Les serious games, ou jeux sérieux, est un genre où le but premier est d’apprendre et non pas de tout simplement divertir. Ce courant prend de la popularité et différents sites en font la promotion. Certains exemples de jeux sérieux sont aussi disponibles gratuitement sur internet. Dans la vidéo qui suit, le Serious Games Initiative, explique très bien les enjeux du jeu pour le monde de l’éducation. On affirme que les enfants passent trente heures à jouer aux jeux vidéo par semaine et le rapport avec le temps consacré aux devoirs est disproportionné. C’est donc essentiel pour le monde de l’éducation d’utiliser les jeux sérieux et de comprendre les mécanismes d’apprentissages par ce média.

Vidéo sur les jeux sérieux

Beaucoup plus à jour que le Serious Games Initiative, Serious Games Source recense les nouvelles et les emplois liés à ce genre de projet. Jeuxsérieux.fr, pour sa part, constitue un portail extrêmement complet sur ce sujet. Enquêtes, dossiers et actualités, tous en français, sont disponibles. Parmi les exemples de serious games gratuits, Darfur is Dying permet de sensibiliser les gens aux conditions d’un camp de réfugiés du Soudan quant aux problèmes liés au génocide qui a lieu là-bas. Un autre exemple, abordant la problématique des inondations en Angleterre, existe avec Floodsim. Via les différents sites présentés, il est aussi possible de trouver d’autres jeux sérieux.

Il semble par contre, après ce survol, que le domaine de l’histoire soit peu représenté. S’il est possible d’apprendre dans différents domaines variés avec ces jeux , l’histoire peu bel et bien prendre ça place dans le lot. Les sujets d’actualité ainsi que les simulations sont en vogue lorsqu’il est question de serious games. Par contre, tous ces projets sont très adaptables à des jeux de nature historique, autant que ces initiatives soient suivies par des historiens pour ne pas que, comme à de nombreuses reprises, l’histoire soit transformée et devienne peu fidèle à la réalité.

Thomas

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Déc/09

7

L’histoire pour les enfants

Suite à notre cours du 7 décembre, je me suis interrogé à savoir ce qu’il y a comme site d’histoire pour les enfants. Qui dit enfants dit jeux, alors la meilleure manière d’attirer leur attention est de leur apprendre l’histoire sous forme de jeux. J’ai donc découvert ce site:  http://www.jeux-pour-enfants.com/histoire.htm . Il s’agit d’un recueil de sites qui traite des différentes périodes de l’histoire, soit de la préhistoire à l’époque contemporaine. à titre d’exemple, j’ai testé le jeu sur le Moyen Âge, « Comment la France s’est-elle construite? ». Suivez ce lien pour directement y accéder: http://www.curiosphere.tv/moyenage/labo_ma.htm

Il s’agit d’un jeu pour les six à douze ans, mais malgré cela,  j’y ai joué. Ne dit-on pas que l’on reste enfant de coeur? Et à ma surprise, j’ai appris quelques détails sur l’histoire de la France au Moyen Âge que j’avais oubliés ou que je ne connaissais carrément pas. Le jeu prend la forme d’un quizz et différentes interactions sont à effectuer selon la question. L’attrait visuel est présent, tout comme la petite musique qui se veut « médiévale ». Bref,  un jeu intéressant qui permet aux enfants d’apprendre tout en s’amusant. Voilà pour l’exemple de jeu disponible via le recueil de site abordé au début du présent article.

D’ailleurs, je n’ai pas essayé chaque petit jeu, mais je me suis plutôt interessé aux différents onglets disponibles sur la gauche de l’écran. À part l’histoire pour les enfants, on a accès à différents jeux sur différents thèmes, également à des puzzles ou même à des labyrinthes. Tout ça en plus du traditionnel coloriage, version informatique et moderne qui va séduire la nouvelle génération « Game Boy ». De quoi faire un complément agréable pour un enseignant et pour les élèves.  

Bien sûr, il faut toujours se rappeler que le site est pour ENFANTS, sinon certains adultes peuvent trouver le site trop simpliste et infantilisant. Mais c’est exactement là le but du site! Rendre internet disponible pour les enfants et pas seulement pour des jeux, mais également pour leur apprentissage personnel. Seul point à préciser, il s’agit d’un portail clairement destiné aux enfants qui vivent en France. Sinon, les questions posées ne vont pas interpeler le public québécois par exemple.

 

Sur ce, merci et un joyeux temps des fêtes!

Maxime

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Nov/09

29

Wikipédia, l’arbre perdrait-il ses racines?

Felipe Ortega de l’Université Rey Juan Carlos de Madrid peut se vanter d’avoir fait couler beaucoup d’encre dans divers journaux et revues après la publication de sa recherche sur le géant Wikipédia. Plus près de chez nous, les sites Cyberpresse.ca et MSN Vidéo nous montrent bien les conclusions et l’impact de cet article.

La conclusion la plus alarmante est que dans les trois premiers de 2009, la version anglophone a perdu près de 49 000 collaborateurs. Cette perte de collaborateurs étant tout de même dix fois supérieure à celle durant la même période en 2008. Aussi, Wikipédia connait une baisse de nouveaux utilisateurs, mais, malgré tout, le nombre de visiteurs semble rester stable. Enfin, il affirme que « Si la tendance négative est maintenue pendant trop longtemps, par exemple un ou deux ans, le projet pourrait éventuellement arriver dans une phase problématique ».

Bien entendu, Wikipédia c’est empressé de commenter les conclusions de l’étude de M. Ortega. Tout d’abord, le site ne voit rien d’alarmant à ce qu’il y ait des départs de collaborateurs car de nouveaux viennent prendre le relais ce qui fait en sorte que le site continu de progresser. Aussi, les deux partis n’ont pas la même définition de ce qu’est un collaborateur. Ortega y voit chaque personne qui participe à la formule Wiki, tandis que chez Wikipédia, on se limite à ceux qui ont un minimum de 5 participations. Pour ce qui est de la santé de la populaire encyclopédie virtuelle, le site UrlFan place encore Wikipédia en tête des sites les plus influents du web.

Qui croire, l’optimisme de Wikipédia ou la théorie du crash d’Ortega? Est-ce possible de croire que Wikipédia est arrivé au somment de sa gloire et que dans un avenir proche (en temps réel et non en temps technologique) la populaire encyclopédie participative sera rangée au rang des anciens influents de ce monde? Est-ce possible de croire que la baisse de collaborateurs est occasionnée par un manque d’informations moins importantes? Je crois sincèrement qu’une part importante de la réponse se trouve dans l’assertion qu’un nombre important de visiteurs continus de questionner fréquemment cette encyclopédie à la portée de tous, de l’étudiant au secondaire jusqu’au professeur universitaire.

Jonathan

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Nov/09

28

Environmental History Resources

Environmental history resources est un site maintenu en activité par le Dr. Jan Oosthoek, spécialiste de l’histoire environnementale et membre du département d’histoire de l’Université d’Édimbourg en Écosse. Ce site est la continuation du projet Oosthoek’s Environmental History Homesite hébergé par l’Université de Stirling entre 1999 et 2005. Le site a subi une restructuration en mars 2008 afin de lui donner une apparence plus contemporaine et de respecter les nouveaux standards du web.

Le site présente l’histoire environnementale comme une des clés du débat environnemental présent au sein la société en ce début de 21ème siècle. Cette branche de l’histoire offre une perspective à long terme des changements environnementaux et des rapports entre l’homme et son milieu. Environmental history resources explore comment les changements environnementaux ont influencé le développement des sociétés humaines.  Le site met l’emphase sur l’Europe, plus précisément le bassin de la mer du Nord, mais tente aussi de faire des liens avec le reste du monde. Un vaste éventail de sujets est abordé : la santé publique, conservation et préservation de la nature, les émissions de fumée, pollution de l’eau et de l’air, les règlements municipaux et les interactions historiques entre culture et nature.

Le site contient six sections principales. La première, Bibliography, contient diverses bibliographies concernant plusieurs sujets et nous propose aussi des liens vers quatre autres sites bibliographiques touchant l’histoire de l’environnement, dont certains possèdent une base de données. Ensuite, la section Essays présente une série d’une douzaine d’articles et d’essais sur divers aspects de l’histoire environnementale. La troisième section, Exploring Environmental History podcast, offre 28 podcasts enregistrés entre 2006 et novembre 2009, et de nouveaux seront ajoutés. Ils présentent des interviews avec des chercheurs, des comptes-rendus de conférences ou encore des discussions sur les usages et méthodes de l’histoire environnementale. Puis, la section Environmental History videocast, invite à visionner des vidéos touchant l’histoire environnementale. L’avant-dernière section, Student section, fournit des ressources  aux étudiants de ce champ de l’histoire : une liste de lecture, une bibliographie  comparative pour différentes parties du monde, des conseils méthodologiques et une ligne du temps comprenant les événements majeurs de l’histoire environnementale en Europe. Finalement, la section Research, présente les travaux de recherche du professeur Oosthoek.

Plusieurs aspects de ce site sont intéressants pour l’historien. Tout d’abord, les sections Bibliography et Essay contiennent un bon nombre d’articles, d’essais et de monographies qui peuvent faciliter les recherches. La section Podcast permet aisément de voir ce que les autres chercheurs font et d’obtenir des comptes-rendus de conférences auxquelles il n’a pu assister. Pour un enseignant en histoire, le site constitue une bonne introduction à l’histoire environnementale, principalement la section Videocast, mais aussi Essay et Bibliography qui présentent des ouvrages de base. Enfin, la section Student offre un bon point de départ pour les étudiants qui souhaitent débuter des recherches en histoire environnementale.

Le point négatif majeur de ce site est qu’il couvre principalement un territoire plutôt limité : le bassin de la mer du Nord. De plus, la vidéo d’introduction à l’histoire environnementale est teintée de légère propagande écologique, ce qui nous apparaît comme manque d’objectivité. Par contre, plusieurs points positifs sont aussi présents. Une page expliquant le droit d’auteur et la manière de citer le site nous apparaît comme une belle initiative. De plus, le professeur Oosthoek encourage les suggestions de nouveaux ouvrages à inclure dans sa bibliographie. Aussi, nous trouvons utile qu’il soit possible d’écouter les podcasts directement sur le site ou encore de les télécharger.

En résumé, Environmental history resources est un site bien conçu, qui présente de nombreux intérêts pour l’historien et qui intègre avec pertinence et de manière efficace plusieurs technologies numériques.

lien : Environmental history resources

Bonne journée

Rémi


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En effectuant des recherches sur Google Earth, j’ai découvert le site de la collection de cartes historiques de David Rumsey. Cette collection comprend plus de 150 000 documents amassée par David Rumsey depuis plus de 30 ans. Les 18e et 19e siècles sont les périodes les plus représentées dans la collection, mais des cartes plus anciennes et plus récentes sont aussi présentes en grand nombre. Pour les lieux géographiques, malgré une prépondérance des États-Unis, toutes les régions du monde sont représentées.

Ce qui rend cette collection aussi intéressante, c’est l’accessibilité dont elle bénéficie. En effet, plus de 20 000 cartes de la collection sont disponibles en ligne de manière gratuite. Celles-ci ont été numérisées en haute résolution et lorsque l’on parcourt les différents documents, tous les détails techniques sont offerts. Le site web est rapide, efficace et donne tous les outils nécessaires pour consulter ce vaste ensemble de cartes. Il est recommandé d’utiliser le LUNA Browser, car l’autre outil utilisant le java est un peu plus lourd et moins intuitif. Autre point intéressant, plus de 150 cartes de la collection ont été intégrées à Google Earth et Google Maps. Cette utilisation croisée permet de voir, par exemple, une carte de Québec datant de 1759 sur le site actuel de la ville.

Québec

Carte de la ville de Québec en 1759 dans Google Earth

Pour les historiens, la collection de cartes historiques de Rumsey recèle un potentiel important de par sa qualité et son accessibilité. De plus, ce site offre du contenu sur Google Earth et Google Maps, ce qui permet de rejoindre un public encore plus grand. C’est un projet de grande envergure qui réussit à partager une immense collection de cartes de manière efficace et ce gratuitement. Bref, ce site vaut certainement un détour et représente un projet de nature historique majeur sur Internet.

Adresse : David Rumsey Historical Map Collection

Thomas

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Oct/09

22

Le projet Text Analysis Portal for Research

Text Analysis Portal for Research

Text Analysis Portal for Research

Le site web du projet « Text Analysis Portal for Research » (TAPoR) permet d’effectuer des analyses de textes électroniques. Différents outils sont donnés à l’utilisateur pour traiter les textes, provenant autant de la banque de sources fournie par le site que de textes web fournis par l’utilisateur. Plus d’une quarantaine d’outils sont disponibles aux utilisateurs possédants un compte sur le site. TAPoR est développé à l’Université de McMaster et un partenariat existe avec cinq autres universités canadiennes, dont l’Université de Montréal, pour soutenir le projet.

La page d’accueil du site donne beaucoup d’informations sur le projet, l’aide et même des guides ainsi que des « recettes » pour utiliser TAPoR. Par contre, une fois connecté au site, la page d’accueil n’est plus visible et l’utilisateur est immédiatement propulsé dans sa page personnelle. Règle générale, le site est loin d’être facile d’utilisation. La page d’analyse et d’outils est disponible en français (et en suédois), mais elle n’est pas parfaitement traduite. Toutes les autres rubriques, autant d’aide, d’information et de tutoriels, sont en anglais ce qui constitue un défaut majeur.

Le fait que TAPoR soit disponible principalement en anglais rend son utilisation difficile. Plusieurs outils sont très techniques et il est difficile d’en tirer profit. Il est certain que pour les historiens, bénificier d’une analyse poussée de texte est intéressant, mais il faut d’abord rendre ces outils accessibles. Bref, TAPoR offre un grand potentiel, mais souffre de nombreux défauts. Le projet semble toujours en développement ce qui permet d’espérer dans le futur une amélioration de TAPoR.

Adresse : Text Analysis Portal for Research (TAPoR)

Thomas

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La mémoire d’un peuple, surtout dans nos sociétés informatisées, se cramponne dans l’image d’elle-même qui lui est projetée. La SRC et la CBC l’ont compris et font maintenant de très grands efforts pour mettre en ligne le plus possible de leurs archives télévisuelles et radiophoniques.

Séparer la SRC de la CBC dans ma publication n’est pas un choix politique, je ne suis pas ici pour faire mon pamphlétaire, car si tel aurait été le cas, j’aurais nommé ma contribution « Les archives à la SRC et à la CBC ; Deux mémoires pour deux nations à l’intérieur d’un seul pays… ». En effet, les deux sites sont bâtis sur le même concept graphique et possède les mêmes grands points (grandes entrevues, vidéos les plus vus, contenu pour les enseignants, etc.), mais la comparaison peut presque s’arrêter à ce point.

L’avantage majeur d’avoir une société télévisuelle et radiophonique d’état publiant ses archives dans ses deux langues officielles est que cela fait en sorte que l’on peut voir la construction de la mémoire canadienne à travers la mémoire des individus des deux langues maternelles. La masse d’information étant importante grâce aux fonds investis, une seule visite n’est pas suffisante pour voir l’ensemble des documents (anglais et français) sur un seul dossier.

J’aurais apprécié vous dire que les archives de la BBC peuvent aussi être un site majeur à consultés sur les événements du dernier siècle mais votre humble serviteur c’est fait répondre « Not available in your area » par son ordinateur… 1837-2009 ou l’impossibilité du dialogue québéco-britannique.

http://archives.radio-canada.ca/ , http://archives.cbc.ca/, http://www.bbc.co.uk/archive/

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