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sept/13

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Omeka – Simple et efficace

Omeka est un système de gestion de contenu sur plate-forme LAMP (Linux, Apache, MySQL, PHP), sous licence libre, se spécialisant dans la gestion de collections numériques pour les librairies, les musées, les archives et les institutions d’enseignement. Conçue par le Center for History and New Media, Omeka permet une grande flexibilité au niveau de la présentation de l’interface grâce aux multiples extensions et thèmes disponibles. Toutefois, cette liberté n’amène pas une complexité de configuration puisque le logiciel est conçu pour être compris de façon pratiquement intuitive. En d’autres mots, il s’agit d’un logiciel pour les professionnels qui ne sont pas des programmeurs. La grande majorité des modifications de l’interface peut se faire par un tableau de bord d’administration.

L’intérêt pour les historiens se trouve justement dans cette idée de simplicité qui permet de cataloguer des collections d’une manière dynamique. Utilisant le protocole Dublin Core, et même Dublin Core extended, l’historien a la possibilité d’entrer une multitude de métadonnées qui permettent de répertorier le document dans un ensemble ainsi que les composantes de celui-ci. La possibilité de transformer les collections en expositions est aussi un outil utile pour les historiens qui sont en mesure d’expliquer, par le récit muséologique, la cohésion qui existe entre les composantes de leur base de données. Par exemple, Europeana, bibliothèque numérique européenne lancée en novembre 2008, utilise Omeka pour ses expositions sur l’art nouveau.

Il existe deux façons d’utiliser Omeka : avec notre propre serveur ou en hébergeant notre plate-forme sur le leur.  La première option permet une plus grande flexibilité que la seconde puisqu’il est possible d’ajouter des extensions et des thèmes ce qui permet de personnaliser l’interface. En hébergeant, les possibilités sont moins nombreuses. Toutefois, lorsqu’on utilise notre propre serveur il faut avoir une base de connaissances en informatiques puisqu’il faut aller insérer des fichiers téléchargés (extensions et thèmes) aux bons endroits dans les fichiers d’Omeka. De plus, lorsqu’on veut effectuer certaines modifications liées à la configuration interne, il faut directement intervenir dans le code. Ce type de manipulations devient moins intuitif pour un néophyte. Outre cette difficulté, Omeka est maintenant passé à sa version 2.0 ce qui crée certains problèmes de compatibilité. En effet, plusieurs extensions ne sont pas nécessairement mises à jour régulièrement et lorsqu’on a changé la version d’Omeka, celles-ci sont devenues inutilisables. Ce qui empêche d’utiliser tous les outils que l’on avait dans les versions antérieures. Toutefois, on peut croire que ces problèmes seront corrigés avec le temps.

Omeka reste, cependant, un excellent produit pour les professionnels des sciences historiques pour mettre en ligne des collections ; simplement et efficacement.

Pour en savoir plus et essayer:

http://www.omeka.org/

http://www.omeka.net/

 

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Le projet de recontruction 3D du commissariat de Bytown, aujourd’hui Ottawa, présente une série d’animations d’une durée totale d’un peu plus de 10 minutes. Ces animations permettent de visiter le canal Rideau  et ses écluses terminées en 1832. Ce court voyage se fait en compagnie de Lord Dalhousie et du colonel John By, ingénieur de Sa Majesté et responsable de la construction du canal. Les deux personnages discutent et informent le visiteur du fonctionnement et de la construction des écluses, de l’architecture du commissariat, de la condition de vie des ouvriers et de la topographie du site. Ce projet est l’initiative conjointe du musée Bytown et de Parc Canada. Les animations et modélisations ont été réalisées par deux équipes de quatre étudiants au cours des étés 2004 et 2005.  Les logiciels Vectorworks et Cinema 4D ont été utilisés.

L’historien trouve ici un exemple concret d’utilisation de modélisation et d’animations 3D pour la diffusion de connaissances. Ce site vise la diffusion d’un contenu vulgarisé plutôt qu’ un discours scientifique, le connaisseur n’apprend rien de nouveau. Les animations sont généralement fluides et  les bâtiments possèdent certaines textures recherchées. Par contre, les mouvements des personnages semblent parfois non-naturels. Un plus grand souci du détail aurait été apprécié dans certaines situations, entre autres pour les uniformes. De plus, la voix et les intonations de Lord Dalhousie nous semblent quelque peu loufoques par moment, ce qui diminue quelque peu le caractère sérieux du projet. Deux formats vidéo sont proposés: quicktime et MP4. Le dernier nous semble plus intéressants puisqu’il est possible de le regarder en mode plein écran et de le télécharger afin de le visionner à maintes reprises sans toujours aller sur le site web. En somme, il s’agit d’un site assez bien conçu, l’interface est simple, les animations sont de qualité convenable et touchent différents domaines de l’histoire du 19ème siècle.

Lien vers la visite virtuelle: le projet de reconstruction 3D du Commissariat

Bonne fin de semaine à toutes et à tous

Rémi

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