L'informatique appliquée à l'histoire | La quête du futur en histoire

Archive for octobre 2010

L’inspiration pour ma contribution mensuelle au blogue est venue d’un endroit assez inattendu : une publicité télédiffusée. En pleine semaine de lecture, assis devant ma télé à faire tout sauf de la lecture, une annonce passée sur Historia attira mon attention : « Que vos objectifs soient clairement identifiés ou non, venez trouver vos origines sur ancestry.ca ». J’ai aussitôt obéi!

Arrivé sur le site web ancestry.ca, on est frappé par ce qui est avancé en gros titre : « Découvrez la plus grande ressource généalogique en ligne au monde. ». Le contenu du site est donc assez évident : un outil web pour construire un arbre généalogique. Ce phénomène est apparemment suffisamment populaire pour justifier la création d’un tel site.  Puisqu’il vise une clientèle néophyte, le site est très convivial et « user-friendly ». Il rassemble une impressionnante quantité de documents rapidement accessibles provenant de différents pays. Par exemple, on peut y trouver la totalité des recensements canadiens entre 1851/51 et 1916, les registres paroissiaux et Actes d’état civil du Québec, annuaires des villes, mais aussi, les naissances, mariages et décès de l’Ontario, la liste des soldats canadiens de la Première et Deuxième Guerre mondiale, des documents sur l’immigration au Canada, etc. On retrouve aussi beaucoup de documents semblables sur les États-Unis et le Royaume-Uni rassemblés sur le site. La quantité de documents numérisés est phénoménale.

Le site ancestry.ca permet aussi aux utilisateurs de se bâtir un arbre généalogique interactif et évolutif. À partir du site web même, on peut établir des liens de parenté sur plusieurs générations aux files des recherches qui avancent. On peut aussi partager nos trouvailles avec d’autres membres de la famille qui pourront eux aussi contribuer aux recherches. Il est même possible d’utiliser le travail des autres utilisateurs du site! Si l’intérêt pour des recherches personnelles est évident, peut-on en dire autant un historien? Sans aucun doute. Le principal attrait pour un chercheur professionnel vient de la facilité et de la rapidité avec laquelle on peut avoir accès à une très grande quantité de sources. Certes, le site s’appelle ancestry et il est conçu pour la généalogie ; et alors! Rien ne nous empêche d’utiliser ces sources pour d’autres fins. Et qui a dit qu’on devait faire NOTRE arbre généalogique?

Tout ceci est trop beau pour être vrai; il y a donc un hic, un petit hic : Le site est payant. Quinze dollars par mois, ou cent-vingt par année. De plus, le moteur de recherche est construit pour répondre à une demande de généalogie. Il faut donc faire de la gymnastique informatique pour arriver à des données brutes. Mais on ne pourrait reprocher à ancestry.ca de vouloir accomplir son mandat de généalogie, ce qu’il fait très bien d’ailleurs. La « plus grande ressource généalogique en ligne au monde »? Je ne sais pas, mais certainement assez grande pour répondre aux besoins.

Ancestry.ca

J’ai d’abord voulu vous parler de la page Apocalypse sur le site de TV5, mais je me suis dit qu’il serait plus pertinent de continuer à me rapprocher de mon mémoire. La dernière fois j’ai parlé du site sur l’histoire orale de Steven High à l’Université Concordia et cette fois-ci, je choisis d’y aller plus simplement en vous présentant le site du Musée Régional de la Côte-Nord (http://www.mrcn.qc.ca/), fondé en 1976 à Sept-Îles.

Avant tout, il faut mentionner que nous ne sommes pas sur le site du musée McCord ou du musée des Beaux-Arts de Montréal et que les ressources en jeux sont beaucoup plus limitées. La construction du site s’en trouve donc fortement simplifiée.

Le contenu du site est assez simple à résumer : un menu vous permet de naviguer à travers les différentes informations concernant l’historique de la création du musée et sa mission qui est évidemment de promouvoir la culture nord-côtière, fortement influencée par l’exploitation des ressources marines, forestières et minières. L’objectif du site n’est pas de faire une visite virtuelle, mais plutôt de convaincre les touristes de s’arrêter au musée en présentant les expositions permanentes et temporaires, les services offerts (de façon très basique), les horaires et les tarifs.

L’intérêt pour les historiens et pour moi-même vient seulement de la disponibilité des personnes ressources du musée bien plus que le site lui-même. Le site permet de connaître l’existence d’un centre de documentation, mais ne décrit le contenu de ce centre que par quelques exemples de numérisation de très mauvaise qualité, ce qui confirme que le site n’est pas conçu pour la diffusion, mais bien pour la promotion d’une activité touristique.

Sur le plan de la qualité, je l’ai mentionné en introduction, il s’agît d’un site de musée régional avec les ressources d’un musée régional, les attentes ne peuvent pas être les mêmes que sur les sites de musées en périphérie de Montréal ou Québec. L’importance majeure de ce site est qu’il m’a permis d’établir le contact avec les gens qui y travaillent dont l’aide au développement Madame Lise Chiasson et l’anthropologue et conservateur du musée, Monsieur Steve Dubreuil.

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